samedi 22 avril 2017

Notre camarade Gilles PASQUIER est parti brusquement, hommage et regrets.

Ce mercredi 19 avril, le Major de Réserve Gilles Pasquier nous a quitté, victime d’un arrêt cardiaque alors qu’il s’apprêtait à reprendre le volant  à la Base de Défense de La Valbonne. Il est parti comme il a vécu, en pleine activité et en uniforme de l’Armée de Terre.

Ancien d’Active, il a apporté son savoir, son savoir-faire et son savoir-être à la Réserve Opérationnelle. Auditeur de l’IHEDN, il avait une connaissance approfondie des domaines qui nous sont chers.

La cérémonie aura lieu en l’Eglise de Décines mardi 25 avril à 10:30 et la crémation au Crématorium de Bron le jour même à 13:00.

Nous présentons nos condoléances à son épouse Mathilde, ancienne infirmière militaire, à ses fils Eric et Franck, à ses petits-enfants, ainsi qu’à ses nombreux amis.




Gilles en compagnie de Référents-défense & RD juniors, au Sommet IE2S de novembre 2016

mardi 18 avril 2017

Un résumé synoptique des positions de candidats à l'élection présidentielle vis-)-vis de la défense

Compte-rendu de la conférence « Défense & Sécurité : Quelle France voulons-nous ? Regards croisés sur les programmes de 5 candidats à l’élection présidentielle »


Vous trouverez en lien le compte-rendu de la conférence « Défense & Sécurité : Quelle France voulons-nous ? Regards croisés sur les programmes de 5 candidats à l’élection présidentielle » organisée le 6 avril dernier par l'ANAJ-IHEDN et l'Association des journalistes professionnels de la Défense (AJD).
Pour le télécharger :

lundi 17 avril 2017

Cyber : les nouvelles du front, pour les entreprises comme pour les armées

95% des entreprises déclarent que leurs employés pourraient être vulnérables face à des tentatives de chantage de cybercriminels
avril 2017 par BT et KPMG
Dans un monde où la technologie fait partie du quotidien de chacun, les entreprises déploient des stratégies numériques de plus en plus sophistiquées et ambitieuses. Les cybercriminels n’ont jamais été aussi dangereux, et ils représentent aujourd’hui une réelle menace. En effet, leurs attaques ont pour but d’exploiter chaque faille des systèmes informatiques pour ensuite les monétiser : la criminalité numérique a désormais un aspect économique et les employés sont parmi les premiers visés. Lire la suite ici sur Global Security Mag

Cyberattaques : comment la Corée du nord pille les banques dans le monde entier :

A lire ici sur 01net
  • Cyberguerre : une course à l'armement préoccupante : Le cyberespace, globalisé et dépourvu de frontières, se prête encore peu à l'application du droit international. De nouvelles règles sont en cours de négociation à l'ONU pour éviter une escalade de cyberattaques.

Faut-il se préparer à voir débarquer dans un avenir proche des inspecteurs de l'ONU dans des data centers? Dans la communauté internationale, la question de la prolifération des armes numériques, et de leur neutralisation, est au cœur des débats. Les Nations nies réfléchissent aux moyens de limiter leur prolifération, comme ils le faisaient pour des armes conventionnelles (...) Article complet sur le Figaro Tech&Web

  • L’Allemagne met sur pied une cyberarmée pour contrer la Russie : 




L’armée allemande a fait l’objet de 284.000 attaques informatiques au premier trimestre 2017. Pour y remédier, la première unité de cyberdéfense du pays est désormais officiellement en fonction. (...)
Le nouveau commando de lutte contre les cyberattaques comptera 13.500 hommes d'ici juillet. À titre de comparaison, la marine allemande emploie 16.000 soldats et l'armée de l'air 28.000. L'Allemagne espère inspirer d'autres forces armées européennes pour que celles-ci s'attaquent également aux cyberattaques.

  • Et en France ? 

La France a officiellement admis qu’elle aura une capacité offensive dans le domaine très nouveau de la guerre électronique. Elle va se doter d’une force de 3 200 personnes, dont 2 600 cyber-soldats, d’ici à 2019. Ils seront sous les ordres d’un commandement distinct.
Et l’État va consacrer un milliard d’euros à la cyber-défense sur l’ensemble de la durée de la loi de programmation militaire, soit de 2014 à 2019. La moitié devra financer des activités de recherche et d’équipement (...) (La Croix)
Lire aussi le dossier du dernier numéro d'Armées d'aujourd'hui, ici.

samedi 15 avril 2017

Flash de prévention routière.


Un peu de réglementation avec le changement du code de la route :

Le code de la route change pour faciliter la circulation, en toute sécurité, des transports exceptionnels
Le décret n°2017-16 du 6 janvier 2017 modifie le code de la route pour faciliter la circulation des transports exceptionnels sur les routes de France et renforcer la sécurité des véhicules qui les accompagnent sur leurs trajets.
Ces changements sont en vigueur depuis le 1er mars 2017.
Un convoi exceptionnel en mouvement et les véhicules qui l’accompagnent sont désormais prioritaires aux intersections. Lorsqu’il s’agit de franchir un feu tricolore, l’ensemble du convoi a la priorité si le véhicule en tête est passé au vert. Si le feu passe au rouge pendant que le reste du convoi franchit le carrefour, la priorité reste au convoi et à son escorte.
Par cette mesure de bon sens, la Sécurité routière entend faciliter la circulation de ce type de transport.

Le décret précise le comportement à adopter pour les usagers qui croisent un convoi exceptionnel sur leur route, ceux-ci doivent obligatoirement réduire leur vitesse et au besoin s’arrêter ou encore se garer pour faciliter le passage du convoi et des véhicules d’accompagnement.
Ils doivent également renoncer à s’engager sur une intersection lorsque l’imminence du franchissement par un convoi leur est signalée par un véhicule d’accompagnement.
Le convoi exceptionnel est cependant tenu de toujours laisser la priorité aux véhicules d’urgence (police, gendarmerie, pompiers, samu,  etc.). 

Résultat
                de recherche d'images pour "convoi exceptionnel
                domazur"Résultat
                de recherche d'images pour "convoi exceptionnel
                militaire"

vendredi 14 avril 2017

La bataille de Vimy

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la bataille de Vimy au cours de laquelle, notamment, quatre divisions canadiennes se sont emparés de la crête de Vimy, de nombreuses manifestations se déroulent à Neuville Saint Vaast, les villages alentours et à Arras où, parait-il, plus de 20.000 Canadiens sont attendus...
        Ces diverses manifestations sportives ou militaires, parades, expositions, plantations d’érables, randonnées guidées, inaugurations, etc. se dérouleront jusqu’au 12 avril. Certaines seront retransmises à la télé, et notamment, celle du 9 avril qui se déroulera sur le site de Vimy, devant le Mémorial Canadien, en l’honneur des Combattants Canadiens et en mémoire des dizaines de milliers d’entre eux morts ou disparus au cours de cette bataille du 9 au 12 avril 1917.

Ici un diaporama retraçant les étapes de cette histoire d'amitié entre nos peuples, contre l'envahisseur. Il y a cent ans tout juste, l'Amérique entrait en guerre avec nous.

"En quittant Arras par la N17, dans la direction de Lens, vous arriverez dans un village du nom de Vimy. Pour beaucoup de Français, ce nom n’évoque pas grand-chose mais pour les Canadiens ce village est synonyme de la naissance de leur Nation.
En avril 1917, le Corps d'armée canadien reçut l'ordre de s'emparer de la crête de Vimy.  Cette crête de sept kilomètres de long, solidement fortifiée dominait les lignes alliées et, pour la reprendre, l’armée française comptait plus de 100.000 morts, blessés et disparus.
Les Canadiens s'entraînèrent durant des semaines derrière leurs lignes avec des maquettes du champ de bataille et de nouvelles cartes établies à l'aide de photos aériennes pour guider leur avancée. Pour amener les hommes jusqu'au lieu de l'assaut en toute sécurité, les sapeurs creusèrent de longs tunnels depuis l'arrière du front. L'élément clé de la victoire devait être un barrage d'artillerie roulant qui isolerait non seulement les tranchées ennemies mais formerait aussi un mur d'explosifs et d'obus qui forcerait les Allemands à rester terrés dans leurs abris, loin de leurs mitrailleuses
Au cours de la semaine précédant la bataille, l'artillerie canadienne et britannique pilonna les positions ennemies sur la crête en utilisant des obus équipés de la toute nouvelle fusée percutante instantanée à refoulement n°106 conçue pour être très sensible aux chocs d'arrivée même dans des sols mous ou sur des cibles peu résistantes.
Les quatre divisions canadiennes, qui attaquaient ensemble pour la première fois, prirent la crête d'assaut le 9 avril 1917 à 5 h 30. Plus de 15 000 fantassins canadiens se lancèrent à l’assaut des positions allemandes. Leur courage et leur discipline leur permirent de continuer à avancer sous un feu nourri, même quand leurs officiers furent tués. La colline numéro 145, la plus élevée et la plus importante de la crête, là où se trouve aujourd'hui le mémorial de Vimy, fut capturée lors d'une charge frontale à la baïonnette contre des postes de mitrailleuses. Trois autres journées de combats acharnés concrétisèrent la victoire finale. L'opération canadienne fut un grand succès, même si l'offensive franco-britannique dont elle faisait partie avait échoué. Cependant, cette victoire eut un coût élevé : 3598 Canadiens furent tués et 7000 autres blessés.
La prise de la crête de Vimy fut plus qu'une simple victoire sur le champ de bataille. Pour la première fois, les quatre divisions canadiennes, composées d'hommes de partout au Canada, attaquèrent ensemble et sous commandement canadien. « C’était le Canada qui défilait de l’Atlantique au Pacifique. À ce moment-là, j’ai pensé que […] durant ces quelques minutes j’avais été témoin de la naissance d’une nation. » Général Alexander Ross
En 1922, le gouvernement français céda à perpétuité au Canada la crête de Vimy et les terrains environnants."

courtesy Pascal TRAN-HUU

jeudi 13 avril 2017

Une 1ère au salon de l’Industrie : un démonstrateur de cybersécurité des systèmes industriels.



La Métropole de Lyon a initié et anime le premier collectif européen dédié à la question des systèmes de cybersécurité industriels et urbains. Lors du salon de l’Industrie qui s'est tenu au centre de congrès de la Cité internationale, le 1er démonstrateur de cybersécurité des systèmes industriels a été présenté au public. Il s’agit d’un démonstrateur composé d'un vrai système industriel, comme ceux que l'on rencontre dans nos usines.

Habituellement, les démonstrateurs associés à la cybersécurité des systèmes industriels sont constitués de lego ou uniquement d’automates qui ne permettent pas aux visiteurs des salons industriels - qu’ils soient néophytes ou opérateurs de systèmes industriels - de mesurer et surtout de visualiser les impacts des attaques.
Pour la première fois, les industriels associés à ce collectif dédié à la cybersécurité des systèmes industriels et urbains (Siemens, Schneider, Axians, Automatique et Industrie, Stromshield et Sentryo) proposent un démonstrateur composé d’équipements industriels réels (automates, disjoncteurs, robots…).
Description : Description : cybersecurite5Au travers de deux scénarii d’attaques visant à attaquer un robot - coupure de courant ou variation de sa vitesse - le démonstrateur permet de visualiser les impacts de ces cyber-attaques. Il permet aussi de comprendre les actions à mettre en œuvre pour protéger les systèmes et (ou) les alerter d’une attaque grâce à des solutions déjà existantes et proposées par les membres du collectif (sondes-réseau, pare-feux, automates nouvelle génération).
La présentation de ce démonstrateur est la 1ère action opérationnelle du collectif soutenu par la collectivité.






En savoir plus : ici.

mercredi 12 avril 2017

Thalès et K+N en tandem pour les aéronefs militaires


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Aéronautique
Thalès
et K+N
en tandem pour
les aéronefs
militaires
Pas moins de 977 M€ sur 10 ans : c'est le montant du marché public attribué début mars par le Ministère de la Défense pour la mise en œuvre du programme Lorca (Logistique optimisée pour le réapprovisionnement de consommables aéronautiques). La consultation a retenu un groupement mené par Thales Communications & Security, qui associe Thales Systèmes Aéroportés et Kuehne+Nagel. Monté par la Simmad (Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du Ministère de la Défense), le contrat porte sur l'approvisionnement, le stockage et la livraison d'environ 70 types de consommables destinés aux aéronefs des armées, de la gendarmerie et de la sécurité civile, entre autres. Un parc plutôt hétérogène : fin 2015, il totalisait 1.450 appareils d'une quarantaine de types (avions de chasse, de transport et de surveillance et plus de 500 hélicoptères). Quant aux consommables en question, ils relèvent d'une classification OTAN et pour certains de certificats de conformité aéronautique, mais en tête des volumes consommés viennent des éléments de quincaillerie, divers équipements et composants électriques et électroniques, jusqu'à des pneumatiques et chambres à air. Soit environ 180.000 références à livrer essentiellement en France sous sept jours et sur une trentaine de sites. Ce périmètre avait déjà été externalisé par la Simmad, créée en 2000, et le marché précédent baptisé Orrma avait été confié pour 10 ans à Ineo, filiale du groupe Engie (qui avait mis sur pied une entité dédiée, Ineo Global Support). Plus globalement, les problématiques de maintien en condition opérationnelle aiguisent les appétits, car les enjeux portent sur plusieurs milliards d'euros de prestations par an. Pour le marché Lorca, pas moins de 5 entreprises ou groupements s'étaient mises sur les rangs. Plutôt que les grands acteurs de la logistique, les candidats étaient les prestataires habituels du Simmad, tels qu'Ineo, Sabena Technics, Nexter, ou Thales.
Ce dernier s'est associé à K+N, déjà très présent dans la logistique aéronautique notamment pour Airbus, et le tandem devrait sous peu en dire plus sur la nature des prestations proposées. Entre-temps, plusieurs des acteurs éconduits ont déposé un recours contre cette attribution, selon nos confrères de La Tribune.
Ils s'estimeraient lésés par l'évolution du cahier des charges, sachant que l'avis de marché initial remonte à mi-2013 ! L'attribution ne semble pas devoir être remise en cause, mais les plaignants pourraient décrocher des indemnisations. MR
Photo ©Armée de l'Air
 
  
 
 
 
Conférence
web
Révolution
numérique
et fonction
achat
CentraleSupélec organise jeudi 13 avril de 11h30 à 12h30 en partenariat avec Supply Chain Magazine un webinaire sur le thème : « Acheteurs, comment la révolution numérique bouleverse votre contribution à la performance de l'entreprise ? » Les impacts induits par la révolution numérique sont majeurs et la fonction achat a un rôle important à jouer. L'offre de nouveaux services, innovants, vient de plus en plus de « Start-Ups » et bouleversent les marchés traditionnels. Les acheteurs sont-ils prêts pour ces évolutions ? L'innovation de rupture, ouverte et orthogonale, apporte non seulement des améliorations, mais aussi et surtout des possibilités inédites « technology enablement ». Nous achèterons demain avec des méthodes nouvelles, car la technologie changera les méthodes de travail. Nous achèterons demain dans un cadre juridique nouveau, car tous ces changements auront des conséquences sur la règlementation et les contrats. Eric David et Tony Bocock apporteront lors de ce webinaire un éclairage sur la contribution du métier d'acheteur à la performance de l'entreprise dans un monde en profonde mutation.
Pour s'inscrire
au Webinaire.
 
 
Dernier
kilomètre
Mondial Relay
déploie
la solution
«Tousfacteurs»
en Ile-
de-France
Mondial Relay a officialisé en début de mois son partenariat au niveau national avec la start-up Tousfacteurs, qui a créé une plateforme de crowdshipping pour la livraison à la demande, sur RDV, 7j/7, jusqu'à 22 h. Il s'agit de proposer un nouveau service de livraison à vélo depuis les Points Relais, proposé par les « facteurs privés » (partenaires coursiers auto-entrepreneurs de le plate-forme Tousfacteurs). C'est lorsque le consommateur d'un des 10.000 clients e-commerçants de Mondial Relay reçoit la notification de réception du colis en Point Relais que l'option de livraison à vélo lui est proposée, à l'adresse de son choix (à domicile, au bureau, chez un ami, à la terrasse d'un café, etc). Le prix de la prestation diffère en fonction du créneau horaire (2,99 € sur un créneau de 2 heures, 4,49 € pour une livraison express en une heure) et de la distance (tarif kilométrique supplémentaire au-delà d'un rayon d'un km autour du Point Relais). « Nous avons effectué des tests depuis un an et demi avec Tousfacteurs. Le service est actuellement opérationnel sur Paris et en phase de déploiement sur toute l'Ile de France. Il devrait être proposé dans d'autres grandes villes dans le courant de l'année » nous a confié Antoine Pottiez, le Président de Mondial Relay. Aujourd'hui entre 50 et 100 Points Relais proposent cette option, sur les 800 que compte l'Ile de France (Mondial Relay s'appuie en France sur un réseau de 5.500 Points Relais et 700 consignes automatiques). « Avec Mondial Relay, nous avons construit et testé deux procédures critiques, le retrait du colis par le « facteur privé » et la remise du colis au destinataire » explique Youssef Tagemouati, l'un des deux fondateurs de Tousfacteurs. Pour sécuriser la première, les deux partenaires ont créé une fiche infalsifiable d'identification numérique qui est générée dynamiquement sur le smartphone du « facteur privé » lorsqu'il prend la course, en combinant des informations liée à son identité et des informations sur le colis à retirer en relais. Pour sécuriser la remise du colis au destinataire final, ce dernier reçoit par e-mail un code PIN confidentiel quand il passe commande, qu'il doit impérativement saisir sur l'application mobile du coursier pour effectuer le transfert de responsabilité du colis. 
« Aujourd'hui, nous nous appuyons sur une centaine de facteurs privés actifs, sur Paris pour le moment, et très rapidement sur toute l'Ile de France. Nous prévoyons d'ouvrir le service Tousfacteurs sur Lille, Lyon et Grenoble d'ici la fin de l'année »
 nous a indiqué Youssef Tagemouati. L'entreprise, qui compte une dizaine de personnes, prévoit de réaliser une levée de fonds cette année. JLR
 
  
 
 
 
Etude
La digitalisation
va-t-elle
bousculer
les modèles de
financement ?

L'ère de la digitalisation qui affecte les processus et les Supply Chains des entreprises pourrait bien avoir aussi un impact sur la manière dont ces dernières financent leur transformation. C'est la conclusion d'une étude récente réalisée par Siemens Financial Services (SFS) sur les nouveaux modèles de financement basés sur le paiement en fonction des résultats attendus (« pay-for-outcomes »), qu'ils soient exprimés en termes de gains de productivité, de time-to-market, de capacités, d'économies d'énergie, ou bien encore d'amélioration du cash-flow. Selon SFS, les perspectives d'un suivi précis et en temps réel d'indicateurs de toutes sortes, rendu possible par l'Internet des Objets (IOT, Internet of Things), ouvrent la voie à ce nouveau modèle de financement qui se développe depuis quelques années. « Ceci représente un avantage significatif dans un monde où l'accélération de la fréquence de remplacement de la technologie augmente le risque d'investissement » note Thierry Fautré, le Président de Siemens Financial Services, tout en reconnaissant que les modèles de financement reposant sur le paiement lié à l'utilisation continueront à jouer un rôle important dans les prochaines années. JLR
Photo : Thierry Fautré, Président
de Siemens Financial Services
 
 
Optimisation
de tournées
La Compagnie
du Lit livre avec
GeoConcept
Face à l'arrivée de nouveaux acteurs en ligne dans la vente de matelas et sommiers, la Compagnie du Lit continue de structurer son activité de livraison à domicile (plus de 75.000 clients). Pour permettre à ses livreurs de gagner en efficacité et afin de mieux maitriser ses coûts de transport, elle s'appuie désormais sur la solution d'optimisation de tournées TourSolver de GeoConcept. Le périmètre englobe pour l'instant les livraisons en région parisienne, où l'enseigne compte 24 de ses 73 magasins et un dépôt de 6.000 m², ainsi que celles à destination de ces clients normands. La Compagnie du Lit dispose ainsi d'une visibilité en temps réel sur l'organisation de ses livraisons et peut retenir les itinéraires les plus rentables. Au-delà des gains en productivité, la formule assure une réduction des kilomètres parcourus d'environ 4.500 km par an et par véhicule, donc une diminution des émissions CO2 et de la facture carburant. Ces économies permettraient à l'enseigne d'investir dans du matériel de transport plus écologique, de type hybride ou électrique. Notons que pour étayer sa stratégie de développement commercial, la Compagnie du Lit planche également sur le positionnement optimal de sa quinzaine de dépôts régionaux en France, via le module Territory Manager du même éditeur. MR
Photo  ©Compagnie du Lit
 
  
 
INFOS INTERNATIONALES 

République
Tchèque
Skoda fait
à nouveau
appel à Witron
pour son centre
de Mladá
Boleslav
Entre le constructeur automobile tchèque Skoda et l'intégrateur allemand Witron, le partenariat remonte à 1998 pour l'automatisation du centre européen de pièces de rechange de Mladá Boleslav, situé à une soixantaine de km au Nord Est de Prague. Depuis, il y a eu pas moins de cinq extensions ou évolutions demandées à Witron dans ce bâtiment de 74.000 m2, qui gère 185.000 références (y compris des pièces des marques du groupe, VW, Audi, et Seat), traite plus de 26,000 commandes par jour (en trois huit) et expédie vers 106 pays. Le dernier chantier en date, achevé l'année dernière, porte notamment sur une extension du magasin automatique (AS/RS) pour le stockage des pièces de petites et moyennes tailles à forte rotation. L'extension comporte trois allées et 34.560 emplacements, avec 5 types de bacs différents, ce qui porte à 140.000 emplacements et 13 allées la capacité totale du magasin automatique du centre de Mladá Boleslav. La partie préparation de commandes de type « goods to person » (OPS, Order Picking System) a également été entièrement revue, avec de nouvelles stations de travail ergonomiques brevetées qui ont fait l'objet d'un développement spécifique entre Witron, Skoda et le TUEV Rheinland. La productivité moyenne est désormais de 200 prélèvements par heure et par station de travail dans des conditions de confort et d'environnement sonore nettement améliorés. JLR
Photos ©Witron
 
  
  
  
 

Espagne
Les
mégacamions
XPO au service
de Renault
XPO Logistics a mis en circulation cinq « mégacamions » pour optimiser les flux de transport et les émissions polluantes de son client Renault en Espagne. Depuis le 24/12/2015, date de la modification de l'annexe IX de la Règlementation Générale des Véhicules, les camions composées de deux remorques et mesurant jusqu'à 25,25 m peuvent en effet circuler librement en Espagne avec un PTAC maximum de 60 tonnes. En trois mois, ces véhiculent ont parcouru 160.000 km sur les routes de la Galice et de la Castille, Renault compte en effet deux usines dans le nord de l'Espagne (Valladolid et Palencia), économisant au passage 13t de CO2« Le mégacamion constitue un investissement important dans notre flotte de véhicules spéciaux, il nous fournit un avantage concurrentiel dans le transport en combinant des flux clients et est plus écologique » se réjouit José Luis Arenas, DG des Solutions Transport chez XPO Logistics Iberia. Eduardo Herrera-Sinovas, Directeur Logistique de Renault Espagne, exprime lui aussi sa satisfaction : « Pour notre entreprise, l'expérience du mégacamion a été très positive. Son utilisation a contribué à l'amélioration de la productivité dans les usines espagnoles. Elle aide d'autre part notre réseau de fournisseurs à réduire leurs coûts logistiques ». Devant ce succès, XPO entend élargir cette expérience à d'autres flux et agrandir sa flotte à 15 mégacamions. Le prestataire souhaite ainsi finir l'année avec une économie totale de 50t de CO2 réalisée grâce à ces véhicules. PM 
  
 

Allemagne
Rhenus Offshore
Logistics
remplace
des conteneurs
en mer du nord
Rhenus Offshore Logistics a remplacé deux conteneurs sur une plate-forme d'accès par câble de la ferme éolienne de Nordergründe (Allemagne). Le travail consistait à coordonner et réaliser l'ensemble des travaux, y compris la résolution du problème technique et la mise à disposition du matériel approprié pour la fixation du chargement. Le défi principal de ce travail a consisté à remplacer deux conteneurs de 10 pieds à une hauteur de 24 mètres. Le faible tirant d'eau disponible et l'amplitude des marées à proximité du parc éolien de Nordergründe, situé à environ 15 kilomètres au large des côtes, en mer du Nord, n'ont offert qu'un temps limité pour réaliser cette opération rendue encore plus complexe par ces conditions extrêmes. Rhenus Offshore Logistics a développé un concept sur mesure et spécifique pour réaliser cette opération, incluant une assistance complète. Les conteneurs et le matériel nécessaire ont été chargés au Jade Weser Port à Wilhelmshaven et transportés jusqu'à la ferme éolienne par Rhenus. Un navire de soutien en mer (Offshore Support Vessel), équipé d'une grue spéciale, a été utilisé pour remplacer les conteneurs puisque la plate-forme d'accès par câble ne disposait pas d'engins de levage. JPG 
 
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4 avril 2017
AVRIL 2017

Enquête
WAVESTONE
« Industrie 4.0 :
et vous,
qu"attendez-vous
de la quatrième
révolution
industrielle ? »
Partenaire
SCMagazine

Jeudi 13
Webconférence
CentraleSupélec
« Acheteurs,
comment
la révolution
numérique
bouleverse
votre
contribution à
la performance
de l'entreprise ? »
De 11h30à 12h30


Mercredi 19

Les rencontres
PROLOGIS
« Prenez de
la hauteur sur
la Supply Chain »

Partenaire :
SCMagazine
Sur invitation 



MAI 2017

Jeudi 18
Webinar
DYNASYS
« Gérez votre
Supply Chain
étendue :
Anticipez.
Optimisez.
Décidez 
»

Partenaire
SCMagazine
De 17h à 17h45



JUIN 2017

Jeudi 1
Journée Demand
& Supply Chain
Planning,
5ème édition
DYNASYS
« Du S&OP
à l'IBP :
Comment aligner
Supply Chain
et Finance ? »
Partenaire
SCMagazine
De 8h30 à 17h
Palais Brongniart
Paris 2e


Jeudi 15 et
vendredi 16

Formation
EURODECISION
« Méthodes
et pratiques de
la prévision
des ventes »

De 9h00 à 17h00
Paris-La Défense

 



mardi 11 avril 2017

Aujourd'hui, ouverture de la 208e session en région de l'IHEDN à Clermont-Ferrand : le programme de la semaine

Semaine 1 – Clermont-Ferrand
Mardi 11 avril 2017 - Ouverture de session

Matinée à l’hôtel de ville
10 rue Philippe Marcombes à Clermont-Ferrand
Après-midi au lycée hôtelier de Chamalières (Voie Romaine à Chamalières)

Tenue:
Tenue interarmées A3 ou C (Veste, chemise blanche, cravate) pour les militaires d'active.
Pour les civils, tenue de ville (costume-cravate pour les hommes)


09:00 – 09 :45
Accueil administratif et café d'accueil


09h45 – 11h00

Présentation du chef du bureau des sessions en région


11:15 - 11:40
Inauguration solennelle par le directeur de l’IHEDN – Préfet Joël Bouchité, directeur adjoint et secrétaire général de l’IHEDN
11:40 - 12:00
Discours du maire de Clermont-Ferrand - Monsieur Olivier Bianchi


12:00 – 13 :15
Buffet


13:30 - 14:00
Déplacement autonome des auditeurs au lycée hôtelier de Chamalières.


14 :00 – 15 :30 Conférence « Panorama du monde contemporain » – Monsieur Philippe Moreau-Defarges, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI)




15:30 - 15:45
Pause


15:45 - 16:00
Présentation par l'officier chargé de session - capitaine Grégoire Henri-Rousseau


16:00 - 16:15
Présentation par le responsable pédagogique - Madame Audrey Gratadour


16:20 - 18:00






Travail de comité encadré par un ancien auditeur- élection du secrétaire de chaque comité






Mercredi 12 avril 2017 – Lycée hôtelier de Chamalières
Pour tous : tenue de ville (cravate, veste pour les hommes et tenue soignée pour les femmes).

09:00 - 10:30
Travaux de comité


10:30 - 11:00
Pause


11:00 - 12:30
Conférence « L’évolution de la conflictualité » - Monsieur Philippe Gros, maître de recherche


12:30 - 14:00
Déjeuner


14:30 - 16:00
Conférence « Quelle stratégie de défense et de sécurité pour la France ?» - Général de brigade Gilles Darricau, commandant la 4e brigade d’aérocombat


16:00 - 16:30
Pause


16:30 - 18:00
Travaux de comité



Jeudi 13 avril 2017 - visite du 92e Régiment d’infanterie
Pour tous : tenue de ville (cravate, veste pour les hommes et tenue soignée pour les femmes)

Répartition des auditeurs par ordre alphabétique en quatre groupes pour la visite.
Groupe 1 : de M. Amos à M. Bourson
Groupe 2 : de Mme Bautin-Aurine à Mme Gomez
Groupe 3 : de M. Guilhamat à M. Pointud
Groupe 4 : de Mme Pulchérie à M. Walker

Embarquement dans les autocars :
Groupes 1 et 2 dans le car 1
Groupes 3 et 4 dans le car 2

08:30 - 09:00
Déplacement en car. Rendez-vous au parking du Lycée hôtelier.


09:00 – 17 :30


Visite du 92e Régiment d’infanterie
17 :30 - 18 :00



Trajet retour en car au lycée hôtelier



Vendredi 14 avril 2017 - Lycée hôtelier de Chamalières
Pour tous : tenue de ville (cravate, veste pour les hommes et tenue soignée pour les femmes)

09:00 - 10:30
Travaux de comité


10:30 - 11:00
Pause café


11:00 - 12:30
Conférence « Quel avenir pour la dissuasion française ? » Monsieur Philippe Wodka-Gallien, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique


12:30 - 14:30
Déjeuner


14:30 - 16:00
Conférence « Budget de la défense, la France a-t-elle les moyens de ses ambitions ? » - Contrôleur général des Armées Bruno Roche, chef du groupe AME, Contrôle général des Armées


16:00 - 16:30
Pause café


16:30 - 18:00 Travaux de comité

La guerre, à l'ère de l'émotion et de l'information permanente

In LE FIGARO.fr :

"Ancien chef d'état-major des armées françaises, le général Henri Bentégeat estime que notre société d'immédiateté compromet le succès de nos opérations extérieures. Il est l'invité du Talk Stratégique du Figaro.

Voir la vidéo ici.

Il n'est plus chef d'état-major des armées, mais il précise dans un sourire qu'il est toujours un «observateur extérieur et plutôt sympathisant» du monde militaire. Le général Henri Bentégeat a exercé les plus hautes fonctions militaires, et connaît bien les problématiques de Défense dont le futur pensionnaire de l'Elysée devra s'emparer: rehausser le moral de nos militaires, «qui vivent à un rythme infernal depuis plusieurs années» ; moderniser la dissuasion nucléaire ; et mesurer le bien-fondé de nos interventions extérieures. L'exemple libyen, cette «opération qu'(il) ne sentai(t) pas», est là pour nous le rappeler.

«Les crises se gèrent dans le temps long» prévient aussi le général Bentégeat, inquiet de voir nos opérations, compromises par l'urgence de notre société, répéter un refrain en quatre temps: «émotion ; intervention ; lassitude ; retrait»."

dimanche 9 avril 2017

Rapport relatif à l'activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l'année 2016

L'analyse de Pascal Tran-Huu :

La Délégation parlementaire au renseignement a été créée par la loi n° 2007-1443 du 9 octobre 2007, a ainsi vu ses compétences renforcées par la loi n° 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019. Elle assure le contrôle parlementaire et l’évaluation de l’action du Gouvernement en matière de renseignement. Ses travaux sont couverts par le secret de la défense nationale. Sa fonction consiste, pour partie, à effectuer des recommandations à destination de l’exécutif à partir de l’analyse de la politique suivie et du fonctionnement des services. À cet effet, elle rend un rapport comportant des informations classifiées au Président de la République, au Premier ministre et aux Présidents des deux assemblées. Elle publie le même rapport (mais expurgé des informations classifiées) après qu’il a été présenté officiellement au Président de la République.
Le rapport s’articule selon les quatre axes de réflexion suivants :

  1. le bilan d’activité de la Délégation en 2016 et le suivi de ses propositions antérieures (I) ;
  2. les grands aspects de la politique du renseignement en 2015 et en 2016 (II) ;
  3. la communauté du renseignement en 2015 et en 2016, et les préconisations de la Délégation face à certains problèmes qu’elle rencontre (III)
  4. l’analyse des lois du 24 juillet 2015 relative au renseignement et du 30 novembre 2015 relative aux mesures de surveillance des communications électroniques internationales, ainsi que leur évaluation au terme d’une année d’application (IV).
On trouvera, également, en chapitre V, une présentation des travaux de la Commission de vérification des fonds spéciaux (CVFS), établie par son président, M. le sénateur François-Noël Buffet, et portant sur l’exercice 2015.

De manière générale, dans les différentes parties du présent rapport, la Délégation a estimé que la politique du renseignement devait répondre à six grands principes :

  1. la poursuite du renforcement des moyens accordés aux différents services et amorcé avec le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008 ;
  2. l’amélioration de la capacité de recueillir les renseignements au plus près du terrain – ce qui suppose de renforcer, notamment, le renseignement territorial et le renseignement pénitentiaire ; il faut également renforcer les échelons régionaux des services, échelons qui jouent un rôle essentiel dans la remontée des informations et dans la captation des « signaux faibles » ;
  3. l’enrichissement, sur certains points, des deux lois de 2015 sur le renseignement et sur la surveillance des communications électroniques internationales ;
  4. la recherche d’une efficacité maximale des services en levant certains obstacles qui peuvent leur poser problème ;
  5. la réaffirmation de l’ensemble des finalités de la politique du renseignement ; c’est ainsi qu’indépendamment de la lutte antiterroriste, il ne faut pas oublier les autres finalités du renseignement – à savoir la défense de l’indépendance nationale ; la défense de l’intégrité du territoire ; la préservation des intérêts majeurs de la politique étrangère ; la prévention de toute forme d’ingérence étrangère ; la préservation des intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs ; la prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions ; la prévention des actions visant au maintien ou à la reconstitution de groupements dissous en application de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure ; la prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ; la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées ; et la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive ;
  6. enfin, la nécessité de disposer d’un système d’évaluation performant de la politique du renseignement.

Je me suis ému, en son temps, de la promulgation de la loi n° 2015-912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement en soulignant les dérives potentielles qu’elle permettait.  Voici ce que j’écrivais le 13 avril 2015 :
« Dans un récent billet, intitulé « France Surveillance State », je vous faisais part du pouvoir extraordinaire qui va être donné au gouvernement en matière de recherche du renseignement. Les Français souhaitent être protégés, quoi de plus normal, mais à quel prix ?
Le « Patriot Act » donne des pouvoirs étendus aux divers services de renseignement mais il y a une grosse différence par rapport au projet de loi français. il existait déjà plusieurs paliers de protection de la vie privée relativement à la surveillance électronique avant même la promulgation du Patriot Act. Il fallait généralement obtenir une autorisation judiciaire, ou du moins un mandat ou une assignation à témoigner, avant de procéder à de la surveillance ou de faire une interception, mais la rigueur des critères d’obtention de ces documents variait selon le type d’information à recueillir, le degré de confidentialité que l’on pouvait raisonnablement attribuer à l’information et le motif pour lequel les agents de la paix ou les fonctionnaires du gouvernement demandaient l’autorisation (c.-à-d. le renseignement étranger ou d’autres raisons).
La Patriot Act a modifié le droit américain pour augmenter la capacité qu’ont les services de sécurité d’obtenir certains types de mandats des tribunaux afin de s’adonner à de la surveillance électronique ou d’intercepter des communications et pour accroître les catégories d’informations que ces mandats permettent d’obtenir dans certaines circonstances.
Par exemple, l’article 206 du Patriot Act autorise la délivrance de mandats généraux (« roving orders ») aux termes du FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act). Ces mandats doivent être demandés au tribunal instauré par le FISA ou à l’Attorney General en cas d’urgence et n’exigent pas que soient identifiés de façon précise l’instrument, l’installation ou l’endroit visés par la surveillance. Plutôt que d’exiger que les agents du renseignement obtiennent un mandat distinct en vertu du FISA pour chaque téléphone ou appareil qu’ils désirent mettre sur table d’écoute, cette disposition leur permet d’obtenir un mandat général les autorisant à le faire pour plusieurs appareils appartenant à un individu, c’est-à-dire à cibler une personne plutôt qu’un téléphone en particulier. Afin d’obtenir un tel mandat, il leur faut convaincre le tribunal que la cible est un pouvoir étranger, au sens de la définition donnée dans l’article 1801, titre 50 du U.S.C., (en vertu du 4e Amendement),et que les actions de la cible peuvent contrecarrer la surveillance. Nous avons, donc, l’intervention/autorisation de la justice.  Certes, le président Bush a signé, en 2002, un décret-loi secret autorisant la National Security Agency (NSA), l’organisme chargé de l’interception de renseignements étrangers d’origine électromagnétique aux États-Unis, à surveiller et à intercepter les appels téléphoniques effectués et les courriels internationaux transmis par des personnes aux États-Unis à des personnes à l’extérieur des États-Unis ou inversement, sans avoir à obtenir une autorisation judiciaire préalable du tribunal. Le Président Bush avait signé ce décret en vertu du « Autorisation for use of military force ». AUMF autorisait le président à utiliser toute la force nécessaire et appropriée contre les pays, organisations ou personnes qui, à son avis, ont planifié, autorisé, commis ou aidé les attaques terroristes du 11 septembre 2001, ou ont hébergé ceux qui ont commis ces actions, afin de prévenir les actes terroristes futurs contre les États-Unis par ces pays, individus ou organisations. Le décret-secret a été attaqué car il viole le 1er et le 4e amendement.
Le projet de loi français donne la latitude au Premier Ministre de délivrer les autorisations d’écoutes : « Au chapitre Ier, l’article L. 821-1 soumet la mise en œuvre des techniques sur le territoire national à une autorisation du Premier ministre accordée, sauf urgence absolue (article L. 821-5), après avis d’une autorité administrative indépendante, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). »
Les Américains sont-ils moins bien protégés du fait que les services sont obligés de passer par la case justice pour obtenir un mandat ?
En France, en matière de terrorisme, des opérations d’infiltration peuvent être autorisées par le procureur de la République ou le juge d’instruction (articles 706-81 à 706-87 du Code de Procédure Pénale). Des saisies et perquisitions en dehors des heures légales peuvent également être effectuées (articles 706-89 à 706-94 du Code de Procédure Pénale).
En outre, des écoutes téléphoniques pour une durée d’un mois renouvelable une fois, après autorisation du juge des libertés et de la détention et à la requête du procureur de la République (article 706-95 du Code de Procédure Pénale) sont possibles.
Le projet de loi, tout en renforçant les moyens en matière de lutte contre le terrorisme et en protégeant les agents des services spécialisés de renseignement, dont la protection de l’anonymat a pourtant été renforcée par le législateur en 2011 et en 2013,  qui demeurent exposés à des risques pénaux injustifiés, donnent, la possibilité pour les services spécialisés de se renseigner sur tout : affaires de terrorisme bien sûr mais aussi délits financiers, trafic en tous genre, etc. Au total 7 domaines différents sont concernés par le projet de loi.
Des garde-fous sont prévus par le projet de loi mais sont-ils suffisants ?  
Il ne s’agit pas, pour moi, d’interdire l’utilisation de moyens électroniques très perfectionnés pour recueillir le renseignement, ni même de ne pas donner un cadre législatif et réglementaire au recueil du renseignement mais de donner, comme dans tout état de droit, un droit voire un devoir de regard à l’Ordre judiciaire afin de se garantir, autant que faire se peut, contre toute dérive.
Benjamin FRANKLIN a fait, en 1755, une réponse au gouverneur de Pennsylvanie dont on retient, le plus souvent, cette phrase : « Those who would give up essential Liberty, to purchase a little temporary Safety, deserve neither Liberty nor Safety. »
« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
La Commission nationale consultative des droits de l’homme s’était, d’ailleurs, montrée très critique envers cette loi : « Aussi la CNCDH a-t-elle des motifs sérieux de s'inquiéter de l'éviction du juge découlant des dispositions du projet de loi dans un domaine aussi sensible pour les droits et libertés fondamentaux que celui du renseignement, dont les modalités de recueil sont concentrées entre les mains de l'exécutif. Elle ne peut, une fois de plus, que déplorer l'absence de limite claire déterminant à quel moment et selon quels critères le régime du renseignement relevant de la police administrative doit céder la place à une enquête judiciaire, avec les garanties procédurales qu'elle comporte pour ceux qui en font l'objet (145). Pour cette raison, la CNCDH craint fortement que le juge judiciaire ne demeure à l'écart d'investigations portant sur des suspicions de délits ou de crimes, investigations dont la direction et le contrôle sont constitutionnellement dévolus à l'autorité judiciaire (146).
58. Au vu de l'ensemble de ces éléments, la CNCDH estime qu'il est porté atteinte au principe de la séparation des pouvoirs. »

Pour mémoire, la loi sur le Renseignement porte sur 7 domaines :

  1. L'indépendance nationale, l'intégrité du territoire et la défense nationale ;
  2. Les intérêts majeurs de la politique étrangère, l'exécution des engagements européens et internationaux de la France et la prévention de toute forme d'ingérence étrangère ;
  3. Les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France ;
  4. La prévention du terrorisme ;
  5. La prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des actions tendant au maintien ou à la reconstitution de groupements dissous, des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ;
  6. La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées ;
  7. La prévention de la prolifération des armes de destruction massive.

Qui font l’objet de la surveillance par ces organismes :


L’indépendance nationale l’intégrité du territoire et la défense nationale
  • Les Services du renseignement territorial
  • La sous-direction de l'anticipation opérationnelle
  • La sous-direction de la police judiciaire
  • Les sections de recherches de la gendarmerie nationale
  • La sous-direction de la sécurité intérieure
  • La sous-direction du renseignement territorial
  • Les sections de recherches de la gendarmerie maritime de la gendarmerie de l'air et de la gendarmerie de l'armement
  • L'unité nationale et les unités territoriales de recherche et d'appui des services du renseignement territorial
Les intérêts majeurs de la politique étrangère, l’exécution des engagements européens et internationaux de la France et la prévention de toute forme d’ingérence étrangère
  • Aucun service non spécialisé désigné dans le décret
Les intérêts économiques industriels et scientifiques majeurs de la France
  • Aucun service non spécialisé désigné dans le décret
La prévention du terrorisme
  • L'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT)
  • La sous-direction antiterroriste
  • La Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité
  • Les Directions interrégionales et régionales de police judiciaire
  • Les services du renseignement territorial
  • Les Services régionaux de police judiciaire et les antennes de police judiciaire
  • La sous-direction de l'anticipation opérationnelle
  • La sous-direction de la police judiciaire
  • Les sections de recherches de la gendarmerie nationale
  • La sous-direction de la sécurité intérieure
  • La sous-direction du renseignement territorial géolocalisation
  • La sous-direction des brigades centrales
  • La sous-direction des services territoriaux
  • Les sections de recherches de la gendarmerie maritime de la gendarmerie de l'air et de la gendarmerie de l'armement
La prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions
  • L'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT)
  • Les Services du renseignement territorial
  • La sous-direction de l'anticipation opérationnelle
  • La sous-direction de la sécurité intérieure
  • La sous-direction du renseignement territorial
Actions tendant au maintien ou à la reconstitution de groupements dissous
  • L'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT)
  • Les services du renseignement territorial
  • La sous-direction de l'anticipation opérationnelle
  • La sous-direction de la sécurité intérieure
  • La sous-direction du renseignement territorial
Prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique
  • Les services du renseignement territorial
  • La sous-direction de l'anticipation opérationnelle
  • La sous-direction de la sécurité intérieure
  • La sous-direction du renseignement territorial
La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées
  • Le service central des courses et jeux
  • La sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière
  • La Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité
  • Les Directions interrégionales et régionales de police judiciaire
  • Les unités en charge de la police judiciaire au sein des directions déconcentrées de la police aux frontières et des directions de la police aux frontières d'Orly et de Roissy
  • Les Brigades mobiles de recherche zonales
  • L’office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre de la direction centrale de la police aux frontières
  • L’unité judiciaire du service national de la police ferroviaire
  • La sous-direction de la sécurité intérieure
  • Les sûretés départementales
  • La sous-direction de la police judiciaire
  • Les sections de recherches de la gendarmerie nationale
  • La sous-direction du renseignement territorial
  • La sous-direction des brigades centrales
  • La sous-direction des affaires économiques et financières
  • La sous-direction des services territoriaux
  • les sections de recherches de la gendarmerie maritime de la gendarmerie de l'air et de la gendarmerie de l'armement
La prévention de la prolifération des armes de destruction massive
  • Aucun service non spécialisé désigné dans le décret


  • La direction générale de la sécurité extérieure,
  • La direction de la protection et de la sécurité de la défense,
  • La direction du renseignement militaire,
  • La direction générale de la sécurité intérieure,
  • La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières
  • Le service « traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins »

Rappelons que la France a demandé à déroger aux libertés reconnues par la Convention européenne des droits de l’Homme suite à l’état d’urgence consécutif aux attentats du 13 novembre.
Pour info, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement a eu à traiter, selon le rapport parlementaire, 66.000 demandes de la part des services susmentionnés…