mercredi 31 janvier 2018

Les Amis de la gendarmerie du Rhône et les Réservistes Citoyens : ça dérape !



Vendredi 26 janvier 2018, Michèle Hingrez, présidente du comité du Rhône, rassemblait une trentaine d'Amis de la Gendarmerie et de Réservistes Citoyens du groupement de gendarmerie départementale du Rhône et de la Région de Gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes au centre CENTAURE pour une matinée riche d'émotions fortes.
Au CENTAURE, ça dérape ! Le centre propose une formation théorique et pratique à la conduite en situation de dérapage, sur des pistes humidifiées en permanence et provoquant dérapages et pertes de contrôle des véhicules. Une (re)mise à niveau indispensable de nos compétences de conducteurs tranquilles...

Après un accueil convivial des participants autour d’un café, une visite des installations du centre et une explication en salle de la méthode Centaure, les participants bénéficiaient d'un exposé de la Gendarmerie Autoroutière, puis passaient à la pratique avec des évolutions sur pistes en conditions réelles. Un apprentissage pratique et une mise à niveau nécessaire pour tous, quel que soit le niveau de pratique de chacun. Merci à Patrice Ficheux, fondateur des centres, pour sa science de l'art délicat du dérapage plus ou moins contrôlé...

L'EDSR de l'Isère, représenté par le major Wozniak et le gendarme Chiapelli ont présenté le Peloton Motorisé de La Verpillière, ses missions, ses matériels et ont longuement abordé sur les infractions liées aux conduites sous emprises addictives.

Cette matinée instructive s'est prolongée par une remise de récompenses aux réservistes citoyens méritants du groupement du Rhône. Ainsi, des lettres de félicitations et des médailles pour services militaires volontaires ont été remises par le lieutenant-colonel Yves Costes, référent de la RC 69.


ZOOM : Les CENTres AUto REflexes ont été créés en 1984 par Patrice FICHEUX, réserviste citoyen de la gendarmerie, avec l'aide de Groupama. Maintenant retraité, il reprenait son métier de formateur pour l'occasion. Les CENTAUREs de France sont maintenant un acteur majeur de la sécurité routière, par les stages de conduite en situation difficile et de formation à la conduite anti-accident qu'ils proposent à tous les automobilistes et routiers. Équipés pour les cours en audio-visuel mais aussi de plateaux d'exercices en véhicules réels, disposant d'obstacles aquatiques variables qui permettent de reproduire les situations de dérapage ou de perte de contrôle du véhicule, les centres offrent une formation théorique et pratique complète et opérationnelle.



Service national universel : pourquoi l'armée de terre s'inquiète

Dans une note étayée, un groupe de généraux de l'armée de terre estime qu'il est vain de vouloir faire revivre l'ancien service national.

Par Jean Guisnel

Publié le 25/01/2018 à 06:03 | Le Point.fr


Le 18 mars 2017, en pleine campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron avait parlé trop vite en évoquant la mise en place d'un « service militaire universel », à tous points de vue irréaliste. Cette idée a été enterrée depuis, et le président de la République n'évoquait plus récemment qu'un service national universel (SNU), dont il précisait : « Il sera mené à son terme, il entrera à bon port, il sera conduit par l'ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées. Il aura un financement ad hoc qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire. » Mais avant le discours présidentiel, le groupe de réflexion G2S, qui passe pour le porte-voix officieux de l'état-major de l'armée de terre, avait diffusé un document de 37 pages dans les milieux proches de l'état-major. Nous avons consulté ce document dont les auteurs écrivent qu'il est essentiel que ce projet « soit piloté au niveau interministériel, avec une implication appropriée des militaires, c'est-à-dire sans altérer leurs capacités opérationnelles ». En phase donc, sur ce point, avec le président.

Pour le reste, les points de vue divergent, ces généraux du cadre de réserve proches de l'état-major de l'armée de terre ajoutant : « Aux nostalgiques du service de jadis, il convient de le dire clairement : il ne s'agit en aucune manière de faire revivre une structure qui n'a plus de sens, ni d'utilité militaire, à court terme en tout cas. C'est un autre dispositif, avec d'autres objectifs. » Sur lequel ils ne cachent pas leur scepticisme : « Une durée de quelques semaines sera insuffisante pour modifier en profondeur comportements et habitudes, pour insuffler durablement un véritable sentiment d'appartenir à une communauté nationale dont on partage les valeurs. Tout au plus pourra-t-il donner quelques bases et permettre aux jeunes de se poser de bonnes questions sur le sens qu'ils souhaitent donner à leur vie au sein de leur pays. » Rappelons qu'à ce stade aucune modalité de ce service universel n'est connue, les études étant toujours en cours...


Succédané de scoutisme 
Pour autant, les armées ne sauraient se tenir à l'écart du SNU, même s'il ne pourra s'agir que d'un « succédané de scoutisme », selon la formule du général Jean-Claude Thomann : « Quand le pays demande qu'un effort majeur soit consacré à une grande cause nationale et que cette cause a pour enjeux la cohésion, l'esprit de défense, la résilience, la notion de patrie, alors les armées ne peuvent refuser leur concours. C'est pour elles une affaire de dignité et d'honneur. » La prudence reste néanmoins de mise et il ne saurait être question que cette imputation touche leur budget contraint : « Si les armées devaient, par malheur pour elles, prendre à leur charge “sous enveloppe” tout ou partie du projet, ce serait en distrayant une part importante de leurs ressources, et donc forcément au détriment de leur capacité opérationnelle ! En se souvenant que leur mission principale reste la défense du pays et la protection des Français, dans un contexte international particulièrement détérioré ». Donc : d'accord pour participer, mais pas en première ligne.

Mais alors qui doit diriger ce projet ? Les militaires ont leur petite idée : ne convient-il pas de « redonner à l'Éducation nationale, et au million de fonctionnaires qu'elle abrite, les moyens et l'envie de répondre, après la famille, à sa vocation d'instruction d'abord et de formation civique ensuite ? » Quant au service militaire, les généraux le verraient bien être rétabli, avec ses armes, son parcours du combattant et ses marches de nuit, mais seulement pour les futurs cadres de la nation : « À la différence de leurs concitoyens moins favorisés, ces élites doivent bien à la République quelques mois de leur vie compte tenu du rôle qu'elles auront à y tenir dans leur carrière et des satisfactions de tous ordres qu'elles tireront de leur position dominante. Ainsi, tous les élèves des grandes écoles, tous les étudiants en fin de master devraient faire une véritable préparation militaire, consistante, et avec des périodes d'insertion dans les unités et formations des armées et de la gendarmerie. »

Au moins 6 000 personnels des armées
Président du G2S, ancien commandant de la Légion étrangère, aujourd'hui conseiller militaire du groupe Thales, le général de corps d'armée Alain Bouquin est une figure respectée de l'armée de terre. C'est lui qui s'est attaqué au chiffrage du SNU encore dans les limbes, et le résultat est saisissant. Un service national universel d'un mois concernant donc tous les jeunes hommes et toutes les jeunes femmes rassemblerait chaque année entre 650 000 et 700 000 personnes. Un ratio d'encadrement de un pour quatre ou cinq jeunes nécessiterait entre 130 000 et 150 000 personnes, soit la mobilisation constante de 11 000 à 15 000 cadres des ministères contributeurs. Le général estime que le gouvernement pourrait réclamer la moitié de cet effort aux armées, soit environ 6 000 personnels en permanence, issus des forces terrestres. Sa plume chavire : « Ces 6 000 cadres ont actuellement un métier ! De plus, il faudrait les choisir plutôt jeunes, mais expérimentés, et hors d'un certain nombre de fonctions prioritaires. En fait, le réservoir de l'encadrement répondant à ces multiples critères serait très réduit et, en conséquence, le poids pesant sur cette population limitée serait insupportable. »

Il estime même que ce SNU ne pourra pas être étalé complètement sur l'année, qu'un « pic estival » correspondra à l'appel des étudiants et que, de ce fait, jusqu'à 20 000 militaires seraient concernés durant les mois de juillet et août. Quant aux difficultés matérielles, elles sont éclatantes, insiste-t-il : « Il y aurait potentiellement chaque mois d'été 200 000 personnes, cadres et conscrits (si tant est que cette appellation leur soit conservée), à simultanément loger, éventuellement habiller, nourrir, transporter, administrer, suivre médicalement. Le tout pendant que la France est en vacances. Autre difficulté : en admettant qu'on trouve et rende disponibles des infrastructures aptes à héberger 1 000 personnes, il en faudrait 200 ; ce serait bien davantage pour des emprises de moindre taille. »

Des taux d'échecs incompressibles
Le général Philippe Renard, ancien directeur des ressources humaines de l'armée de terre, met pour sa part le doigt sur une série de difficultés. Petit exemple : il existe actuellement des Epide (établissements pour l'insertion dans l'emploi) qui aident les jeunes volontaires en difficulté et qui disposent d'un encadrement militaire. Or, on y constate que, « malgré le contrat de volontariat et le parcours de sélection initial, le passage de la soumission contrainte à l'acceptation librement consentie, puis à l'adhésion, demande plusieurs mois d'efforts, avec des taux d'échecs incompressibles lors des premières semaines (absentéisme, rébellion à l'autorité, violence, usage de stupéfiants, abus d'alcool, attitudes sexistes, harcèlement envers les filles…). [...] Au bilan, c'est bien l'exigence d'autorité et de discipline qui fonde le succès des Epide grâce à un cadre juridique clair, étayé par des documents rigoureux, structurés par plus de dix ans de pratique. » Conclusion : « Obtenir le même résultat en un mois avec des jeunes non volontaires apparaît comme une gageure, et l'objectif de brassage social demandera, comme dans les Epide, un encadrement conséquent, compétent, sélectionné, formé, ce qui rend délicat le recours à un encadrement de circonstance pour des périodes courtes et programmées. »

S'il est bien un point dont les auteurs se réjouissent, c'est que le projet de service national universel soit « le catalyseur d'une réflexion beaucoup plus profonde sur notre jeunesse, sa participation active à la vie de la nation et le parcours qui doit la conduire à pleinement exercer ce rôle ». Pour le reste, ils estiment que les militaires n'en ont pas les moyens. À moins bien sûr que le chef des armées les leur accorde ! Mais c'est une autre histoire…

lundi 29 janvier 2018

Les Notaires de France travaillent leurs habiletés en management et communication.

Nous avons le plaisir de vous informer de la signature le 16 janvier 2018, d’un accord de coopération entre le Conseil Supérieur du Notariat et l’école militaire de ST CYR.
ST CYR va organiser 3 stages successifs en 2018, dont le plus important est une semaine sur le site militaire de ST CYR à COETQUIDAN ; stage composé de 12 notaires au maximum. Une formation assurée par les officiers instructeurs de ST CYR et des officiers du GIGN, notamment un négociateur du GIGN va nous former sur la gestion des situations de crise.


A lire ici, le communiqué de presse du Conseil Supérieur du Notariat

Le but de cette coopération est de développer les compétences managériales et comportementales des notaires de France, afin notamment d’assurer un meilleur service à nos citoyens.

Amis auditeurs, n'hésitez pas à vous enquérir des capacités de votre notaire préféré pour lui confier vos affaires.

dimanche 28 janvier 2018

Sécurité routière : l'avis d'un professionnel

Notre camarade Patrice FICHEUX, réserviste citoyen de la gendarmerie nationale mais aussi fondateur des CENTres AUto REflexes CENTAURE, pape de la conduite maîtrisée en conditions difficiles, publie un nouvel ouvrage consacré à son expérience rare et précieuse de la sécurité sur nos routes :


Il nous fait partager ses 181 astuces pour bien vivre sa route...

L'Automobile : Outil de liberté, de travail, mais aussi de loisirs. Il ne faut toutefois pas oublier que cette merveilleuse découverte a malheureusement endeuillé bon nombre de familles. Aujourd'hui, l'accident de la route est 77 fois moins mortel qu'il ne l'était en 1920. Au début du siècle dernier, la voiture ne pardonnait pas la moindre perte de contrôle, sa liberté d'utilisation était peut être grande. Vers les années 1970, des mesures salutaires de réglementation sont apparues. Mais il nous faut surtout rendre hommage aux constructeurs de nos automobiles, qui sans cesse ont investi pour notre confort et notre sécurité. Aujourd'hui, c'est en adoptant une conduite plus apaisée et en modifiant quelque peu notre comportement au volant que nous améliorons encore la sinistralité.

C.R.

Acheter en ligne : ici.

samedi 27 janvier 2018

Un partenariat brillant avec l'Association Nationale de la Videoprotection

Ce début de semaine se tenaient à LYON les Universités de l'AN2V, événement biennal phare de la profession, réunissant plus de quarante exposants professionnels et un plateau d'intervenant d'envergure nationale. Alternant expositions et conférences ou ateliers thématiques, ces deux jours on été l'occasion pour quelque 600 visiteurs professionnels de faire le point sur l'État de l'Art en matière de vidéo : traitement des données, LAPI (lecture automatisée de plaques d'immatriculation), drones, vision lointaine et nocturne, détection, réalité augmentée, réseaux et automatismes : tous les grands prestataires et fabricants ou intégrateurs s'étaient donné rendez-vous à Lyon, échappant ainsi à l'habituelle hégémonie parisienne sur les évènements nationaux.




Le positionnement de Lyon et de sa région comme pôle d'excellence des industries de sécurité - avec notamment les projets en cours de création du Campus européen de la sécurité, n'est pas étranger à l'ancrage lyonnais de cet évènement.

Une soirée de prestige au Château de Montchat, accueillie par son directeur M. Martinod, réunissait deux cents participants autour d'intervenants spécialisés (police nationale et gendarmerie) de haut niveau.

Notre Association Régionale, partenaire sympathisant de l'AN2V au titre de notre Sommet de l'intelligence économique et de la sécurité-Sûreté, permettait ainsi à une quarantaine de membres associés et auditeurs de participer aux journées des Universités de l'AN2V à des conditions d'invités, ainsi qu'à la soirée de prestige.

Retour en images sur ces journées :



Des conférences au meilleur niveau



Un salon d'exposition confortable, varié et accueillant

L'AR14 était là...

Une belle soirée dans les salons du Château de Montchat

En compagnie notamment de M. Jean-Yves Sécheresse, Maire-adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique de Lyon et M. Luc Lafond, premier adjoint au Maire du 6e arrondissement, et de nombreuses autorités ainsi que des représentants au plus haut niveau du Renseignement (Police Nationale et Gendarmerie)

Christophe REVILLE
crédit photo : AN2V - Ihedn / Jean-Paul BERNARD

Tenez-vous au courant des activités de l'AN2V : ici.

jeudi 25 janvier 2018



Hélène Waysbord, présidente d'honneur,
Thierry Philip, président,
les membres du conseil d'administration
et du conseil scientifique,
l'équipe de la Maison d'Izieu
vous présentent leurs meilleurs voeux pour l'année 2018.

Ouverture du centre de documentation

Le centre de documentation de la Maison d'Izieu est désormais ouvert à la consultation sur rendez-vous.
Pour prendre contact avec les documentalistes, merci d'utiliser l'adresse e-mail suivante : documentation@memorializieu.eu

Découvrir nos ressources documentaires ➜

Sur demande et sous réserve des places disponibles, la Maison d'Izieu peut mettre à disposition un hébergement situé à 2km du musée pour les personnes souhaitant rester plusieurs jours. Une petite participation est demandée par la Maison d'Izieu pour cette mise à disposition. Contacter le mémorial pour de plus amples informations.

« Si la Shoah constitue un phénomène unique dans l’histoire de l’humanité, le poison du racisme, de l’antisémitisme, du rejet de l’autre, de la haine ne sont l’apanage d’aucune époque, d’aucune culture, ni d’aucun peuple. Ils menacent à des degrés divers et sous des formes variées, au quotidien, partout et toujours, dans le siècle passé comme dans celui qui s’ouvre. […] L’enseignement de la Shoah n’est pas […] un vaccin contre l’antisémitisme, ni les dérives totalitaires, mais il peut aider à forger la conscience de chacun et chacune d’entre vous. Il doit vous faire réfléchir sur ce que furent les mécanismes et les conséquences de cette histoire dramatique. »

Extrait du message de Simone Veil
27 janvier 2005

27 janvier 2018

Journée de la mémoire
de l'holocauste et
de la prévention des crimes
contre l'humanité

Sous le haut patronage du ministre de l'Education nationale et de la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, coordonnée par le Mémorial de la Shoah.

Une même cérémonie sera organisée à la même heure par les treize partenaires qui composent le Réseau des lieux de mémoire de la Shoah en France.

Commémoration à la Maison d'Izieu

En présence de M. Philip Schmidt, représentant du Consulat Général de la République fédérale d'Allemagne à Lyon.

     10h45
     Rassemblement devant la maison,
     face à la stèle des noms.

     11h00 - 12h30
     Cérémonie de commémoration

Intervention d’élèves du Lycée de la Côtière de La Boisse sur la notion d’engagement d’hier, pour la justice et pour la mémoire.
Ces différents engagements seront illustrés par les parcours de Sabine Zlatin, Miron Zlatin, Léa Feldblum, Fortunée Benguigui, Ita-Rosa Halaunbrenner, Paul Niedermann et Samuel Pintel.

Lecture des noms

Dépôt de bougies et/ou de gerbes


Maison d'Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés

70 route de Lambraz - 01300 IZIEU
memorializieu.eu - info@memorializieu.eu - 04 79 87 21 05

mercredi 24 janvier 2018

Le Forum International de la Cybersécurité à Lille

C'est en ce moment !


Suivre l'actualité du FIC : https://www.forum-fic.com/

Et, en trois minutes :
"A l'occasion du 10e Forum international de la cybersécurité (FIC), les 23 et 24 janviers 2018 à Lille, le général Olivier Bonnet de Paillerets sort de l’ombre. Le nouveau commandant de la cyberdéfense se livre sans détour devant la caméra de la rédaction. Il présente sa fonction, les cybercombattants et les cyberattaques qu’ils déjouent au quotidien."



lundi 22 janvier 2018

Le SYndicat Français de l'Intelligence Economique publie les résultats de ses travaux sur l'application de la loi "Sapin II"



Compte-rendu : Les conséquences de la loi Sapin II pour les entreprises et les professionnels de l'IE

Fort d’une affluence toujours croissante à ses évènements, le SYNFIE a organisé le 12 décembre 2017 sa conférence annuelle sur le thème « Les conséquences de la loi Sapin II pour les entreprises et les professionnels de l’IE », à l’auditorium de la MACIF à Paris, avec la participation du Portail de l'IE. Après quelques mots de bienvenue de la part du président du syndicat, Alexandre Medvedowsky, les intervenants ont exposé à travers leur prisme respectif ce que pouvaient et ce que devaient apporter ce nouvel instrument juridique. S’en est suivie une séance de questions-réponses avec une salle comble et animée.
La loi Sapin II, qui doit prendre effet dès janvier 2018, est appelée à avoir un énorme impact dans le quotidien de l’intelligence économique. Comme l’a rappelé Me Olivier de Maison Rouge, avocat spécialisé en intelligence économique et chargé de mener les débats du jour, le SYNFIE avait déjà abordé en 2015 le risque que constituait pour les entreprises françaises les questions de conformité, notamment au regard de l’extraterritorialité du droit américain, et la nécessité d’y apporter des solutions. Si la prise de conscience s’est faite dans la douleur, cette loi est une première réponse dont la pertinence doit encore être mise à l’épreuve.

Les raisons d’une dérive
Opérant une mise en perspective historique et sociologique, le criminologue Xavier Raufer observait que la mentalité des politiciens – et par suite celle des acteurs économiques dans un pays où par construction tout repose sur le sommet de l’Etat – a beaucoup évolué depuis les débuts de la Vème République.  À l’époque de la presque excessive sobriété gaullienne, les écarts de conduites restaient contenus et marginaux.  Mais le cynisme s’est peu à peu substitué à la rectitude morale initialement imposée par le Général et une corruption multiforme s’est immiscée dans les appareils et le fonctionnement de l’Etat et chez certaines entreprises. En parallèle, la traçabilité de l’argent allant croissant, les formes et les moyens de la corruption se sont complexifiés. La difficulté a entraîné un phénomène darwinien où subsistent les systèmes les plus élaborés et parfois les plus sombres.
Néanmoins, à force de scandales et de retours de flamme, une prise de conscience a eu lieu lors du dernier quinquennat et un « nettoyage » a commencé. Après une mauvaise période, les choses semblent se résorber progressivement. Toutefois, ce que des magistrats ou des journalistes sont capables de découvrir, les services étrangers le peuvent également. Ceci explique en partie pourquoi nous subissons actuellement les conséquences des excès passés. Malgré tout, M. Raufer se réjouit de cette loi préventive et assainissante.  

Le rôle d’accompagnement de l’État
M. Philippe Lorec, chef de département au sein du SISSE (Service de l'Information Stratégique et de la Sécurité Economiques), a rappelé la distinction entre les rôles de différents acteurs étatiques : tandis que la Parquet National Français (PNF) est en charge des poursuites et des sanctions, l’Agence Française Anticorruption (AFA) a plutôt un rôle de conseil et de contrôle. Le SISSE travaille avec ces deux entités. Il veille à ce que les entreprises, lors de procédures à l’étranger, ne divulguent pas d’informations stratégiques pour l’État ou qui puissent amener à l’ouverture d’autres procédures.
Selon M. Lorec, la loi traite de la sécurité économique sous le prisme des mises en conformité (au pluriel). Son objectif est de repositionner le pays au niveau des standards européens et internationaux, et de ceux de nos partenaires. Si la corruption entre dans son champ d’application, ce dernier est beaucoup plus large.
Il distingue trois piliers : celui de la conformité à l’environnement économique (sous-traitants, marchés) ; celui de la conformité aux normes et règlements (RSE, pays sous sanctions, aspects concurrentiels) ; et celui de la conformité aux règles du numérique (protection des données personnelles). Toutefois ces piliers interagissent et d’autres lois vont venir les compléter (tel que le RGPD).
Néanmoins la France et l’État, dont les administrations sont soumises à cette loi – ce qui est exceptionnel ! –, sont également impactés par les problèmes de conformité rencontrés par leurs entreprises et ne se placent donc pas dans une optique purement contraignante.
Par ailleurs, la loi contient un certain nombre de nouveautés, avec notamment la peine complémentaire de mise en conformité, l’introduction de procédures transactionnelles alternatives aux procédures judiciaires ou l’obligation de prévention et de détection des risques de corruption. Cette dernière s’applique également au niveau des sous-traitants, ce qui peut devenir extrêmement lourd dans le cas des très grandes entreprises. De même, le volet sur les lanceurs d’alerte est exigeant, avec le tri, la remontée, le traitement et la sécurisation de l’information. Le délai de trois mois au-delà duquel l’information pourra être publiquement portée devant un tribunal constitue une pression supplémentaire.
Toutefois M. Lorec invite à ne pas se tromper de bataille : l’État est conscient de la difficulté et veut accompagner les entreprises, car, aussi lourdes soient ces nouvelles obligations, elles sont un outil de compétitivité à moyen terme.

De nouvelles opportunités pour le monde de l’intelligence économique
Pour Catherine Delhaye, présidente du Cercle de la compliance, association regroupant des acteurs et des professionnels de ce domaine, cette loi signe l’entrée formelle pour la France dans la compliance, qui est avant tout une méthode imaginée par les magistrats du Department of Justice(DoJ), il y a plusieurs années déjà. Elle s’applique du sommet à la base de la chaîne décisionnelle, en partant des dirigeants qui doivent prouver leur intention d’agir dans la stricte conformité des lois, avec entre autres l’établissement d’une cartographie de leur lutte anticorruption et la mise en place de process adaptés. La preuve est un élément essentiel. C’est tout une discipline à mettre en œuvre et un véritable devoir d’acculturation pour certaines entreprises.
Alexis Loyer, directeur général de ESL & Network, a aussi souligné aussi l’importance croissante des due dilligence ainsi que la nécessaire classification et la hiérarchisation des risques.
Ces défis sont autant d’opportunités pour les professionnels – notamment les plus jeunes – de l’intelligence économique et pour les cabinets d’avocats. En effet, il faudra plusieurs années aux entreprises pour monter en puissance. Elles vont dans un premier temps faire appel à des prestataires externes. De plus, les phases de recrutement par laquelle elles devront passer, notamment dans le cadre de leur audit interne, sera bénéfique au secteur.  
Enfin, interrogée sur la protection par rapport aux juridictions américaines, Mme Delhaye estime que les entreprises françaises avaient beaucoup de retard par rapport aux autres et ont bénéficié d’un relatif laisser-faire, ce que le DoJ a pris en compte au moment de les sanctionner. Aussi, une remise à niveau française pourrait voir, comme cela a été le cas avec le Serious Fraud Office (SFO) anglais, une baisse du risque de sanctions américaines.
Par Manon Fontaine Armand, Marvin Looz
Toujours plus d'information sur : http://synfie.fr/

dimanche 21 janvier 2018

l'Agora des directeurs de sécurité nous informe


Les drones de sécurité prennent leur envol
« Parmi les nombreuses applications des drones – les prises de vues pour les médias, le BTP, les mines, l’agriculture, etc.- la sécurité est l’application qui progresse le plus vite. Elle pourrait même devenir le premier segment d’utilisation au début de la prochaine décennie » - Stéphane Morelli. Lire l'article
360°
La sécurité du siège de Véolia expliquée par Jean-Louis Fiamenghi:
Jean-Louis Fiamenghi, directeur sûreté du groupe Veolia, nous explique les mesures en place pour assurer la sécurité du nouveau siège social du groupe, installé à Aubervilliers. Lire l'article
ÉVÉNEMENTS 
5èmes Assises de la Sécurité privée:
Au cours des 5èmes assises de la sécurité privée coorganisées par la Délégation aux Coopérations de Sécurité du Ministère de l’Intérieur, l’INHESJ  et le CNAPS et qui réunit à l’Ecole Militaire à Paris les principaux acteurs de la sécurité privée, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, fera le point sur les réformes en cours dans la profession. Lire l'article
AGENDA DES EVENEMENTS
NOS PARTENAIRES

samedi 20 janvier 2018

Le Premier ministre nomme les auditeurs de la 210e Session en Région de l'IHEDN

Arrêté du 16 janvier 2018 portant désignation des auditrices et auditeurs de la 210e session en région (promotion « Lieutenant-colonel Emile DRIANT ») de l'Institut des hautes études de défense nationale Nancy, Pont-à-Mousson et Charleville-Mézières du 7 novembre au 15 décembre 2017 :

C'est ici. 

vendredi 19 janvier 2018

Découvrez la lettre CRIMINO CORPUS, incformation régulière du site
"MUSÉE D’HISTOIRE DE LA JUSTICE, DES CRIMES ET DES PEINES"



LA LETTRE D'INFORMATION

Janvier 2018 - N°19

ÉDITO

Cher-e-s abonné-e-s
Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2018 ! Qu’elle vous apporte joie, bonheur et sérénité.
Cette première lettre de l’année nous permet de faire un rapide retour sur l’année écoulée et les projets que nous avons réalisés :
- L’ouverture du service HUGO - Patrimoine des lieux de justice. Ce projet financé par le GIP Mission de recherche Droit et Justice s’enrichit au fil de l’eau. Le partenariat engagé avec les archives nationales de France va permettre la mise en ligne de nouvelles informations en 2018. Ce projet est aussi participatif et ouvert aux contributions citoyennes : chacun peut y contribuer, par l’apport de documents ou de photos.
Deux autres projets ont marqué l’année 2017 :
- La mise en ligne d’un documentaire en 9 volets « Paroles d'experts de l'identité judiciaire. L'empreinte d'Alphonse Bertillon », tourné au cœur du service Régional de l’Identité judiciaire de la préfecture de police de Paris par Pierre Piazza et Hervé Colombani avec la complicité de Norbert Fleury.
- La mise en ligne de la base de données sur les Complaintes criminelles, issue d’une longue et patiente recherche menée par J.F. « Maxou » Heintzen : un accès à plus de 850 complaintes relatives à 426 crimes géolocalisés. Des discussions sont en cours pour mettre à disposition les documents et les timbres sonores.
Enfin, l’activité sur le blog n’a pas fléchie : en une année, plus d’un demi-million de visiteurs uniques ont consulté le carnet.
Le rapport d'activité 2017 du CLAMOR sera prochainement disponible en ligne.
Pour 2018, nous vous réservons de belles découvertes, de nouvelles expositions, une nouvelle visite … et bien d’autres choses encore !
Merci de votre fidélité et de votre intérêt pour nos activités. Bonne lecture !
La rédaction.

L'ACTUALITÉ DU MUSÉE

Collection

JUSTICE ET POLICE AVANT 1789

Abus de pouvoir et malversation à Ambert au milieu du XVIème siècle.
À découvrir dans cette récente collection, l’édition de l’information de 1542, de François Vialleys, sergent royal d’Ambert, et de Géraud Anglerez, procureur au bailliage royal de Montferrand à l’encontre des consuls d’Olliergues, accusés d’avoir entrepris sur la juridiction royale de la Purge en faisant examiner par des praticiens (médecin et chirurgiens-barbiers) d’Ambert, Jehanne Freydefont, soupçonnée de lèpre. Ce document fait également l’objet d’une présentation dans le dossier "Sources de la recherche" de la revue Criminocorpus.

Collection

MEURTRES À LA UNE. FIGURES DU CRIMINEL DANS LA PRESSE FRANÇAISE DE LA FIN DU XIXÈME SIÈCLE.

À partir du dernier tiers du XIXe siècle, avec l’essor de la presse à grand tirage et à petit prix, le fait divers devient en France, un objet médiatique omniprésent et obsédant. Il investit la Une d’une multitude de journaux dont les gravures placent sous les yeux du plus grand nombre de nouvelles représentations du criminel. Cette iconographie foisonnante influe directement sur les perceptions de la figure du criminel. Cette nouvelle collection portée par Pierre Piazza, présente des séries de journaux portant sur la décennie 1890.

Collection

LA PRISON DANS TOUS SES ÉCLATS

Cette nouvelle collection proposée par Sophie Abdela (Université du Québec à Montréal - Université de Caen Basse-Normandie) repose sur des archives judiciaires. Elle s'intéresse à différents aspects de la vie interne des prisons : aux relations entre détenus, entre détenus et personnel, aux différentes formes de collaborations mais aussi aux "accrochages"... voire aux crimes.

L'ACTUALITÉ DE LA REVUE

Les sources de la recherche 
Ce dossier rassemble des contributions centrées sur l’étude, la mise à disposition ou l’exploitation des documents ayant valeur de source pour l’histoire de justice.
Johan Picot, Abus de pouvoir et malversations à Ambert au milieu du XVIe siècle 
Les sources de la recherche, Article.

Varia 
Une nouvelle contribution vient enrichir ce dossier.

Compte rendus d'ouvrages :
Goualantes de la Villette et d’ailleurs , Émile CHAUTARD, par Jean-François “Maxou” Heintzen
Paul Roussenq, Vingt-cinq ans de bagne sous la direction de Franck Sénateur, par Jean-Lucien Sanchez

REPÉRÉ SUR LE BLOG

Appel à contributions
Revue Criminocorpus
La revue Criminocorpus lance un appel à contributions pour un nouveau dossier consacré à l’enfance au tribunal de l’Antiquité à nos jours. Ce dossier est coordonné par Pierre Prétou et Sophie Victorien.
ZOOM SUR
Chaque mois, la rédaction signale un article, une collection, un document, une actualité ou un instrument de recherche...
En lien avec la nouvelle collection Meurtres à la Une, redécouvrez les Unes de l’Oeil de la Police, le journal des faits divers, fondé en janvier 1908 par Jules Tallandier.
261 numéros disponibles, issus de la collection de la BILIPO et couvrant les années 1908 à 1913. 
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