lundi 29 février 2016

1916 : Verdun

Armées d'aujourd'hui propose un dossier spécial dans son dernier numéro :


... qui est à lire ici.

dimanche 28 février 2016

Cambriolages : vigilance ! Des nouvelles de la gendarmerie.

Au menu du dernier GEND'INFO :
  - la feuille de route du DGGN où l'on parle de la communication (facebook....)
  - prix de l'accueil
  - participation citoyenne
  - connaissance de la Gendarmerie 
  - recrutement réservistes  




Et téléchargez ici le dépliant de conseils aux particuliers pour mieux se prévenir des cambriolages.

samedi 27 février 2016

jeudi 25 février 2016

La gendarmerie se présente au public

Mémogend 2015

Cet ouvrage destiné au grand public et doit permettre à tous de connaître les chiffres-clés tant en organisation, qu’en personnels, budget et équipement. Il présente également les principales missions de la gendarmerie tant nationales qu’internationales.

mercredi 24 février 2016

Dans la Lettre de l'ASAF, un sondage sur l'opinion qu'ont les français de leur Armée

LES FRANÇAIS PARLENT DE LEUR ARMÉE.    


Les résultats d’un récent sondage de l’IFOP au profit de la DICOD [1] méritent d’être connus et médités en particulier par les responsables politiques:
  • 87% des Français ont une bonne opinion des armées françaises ;
  • 70% des Français, contre 23%, estiment qu’il faut moderniser les forces conventionnelles pour maintenir la crédibilité des armées ;
  • 52% des Français, contre 31%, estiment que le budget actuel de la Défense ne permet pas aux armées de remplir leurs missions de défense ;
  • enfin, 65 % des Français s’estiment mal informés sur les questions de Défense.
  
Une armée qui a la confiance des Français.
Peu d’institutions atteignent ce résultat. Si ce niveau de confiance est rassurant pour les armées qui peuvent compter sur le soutien massif de l’opinion, cela devrait conduire les dirigeants politiques à s’interroger sur les raisons qui suscitent une telle conviction de la part de l’opinion publique plutôt que de tenter vainement de faire taire les anciens militaires.
L’armée, en tant qu’institution, a la confiance des Français parce qu’elle cultive d’abord et au plus haut niveau le  courage et le sens de l’engagement, c'est-à-dire des valeurs portées par des hommes et des femmes qui les vivent au quotidien en choisissant de servir leur pays au risque de leur vie.
Mais le courage et l’engagement ne sont-ils pas des valeurs essentielles qui doivent nourrir une Nation qui veut être à la fois indépendante et rayonnante et ne devraient-elles pas être partagées par l’élite dirigeante au-delà de la recherche des seuls succès électoraux ?
  
Des forces conventionnelles à moderniser.
Grâce aux explications d’experts ayant une bonne connaissance des questions militaires et relayées par Internet ou dans la presse par de trop rares journalistes, les Français savent maintenant que les matériels dont disposent les armées sont souvent anciens et que les plus modernes sont en nombre insuffisant.
Ils comprennent que, si la dissuasion nucléaire demeure nécessaire, elle n’est pas suffisante et que, si les forces conventionnelles contribuent elles aussi à la dissuasion, ce sont elles qui se battent sur le terrain et dans les airs en Afrique et au Moyen - Orient. Or on sait que le succès ou l’échec au combat dépend pour une large part, de la qualité et de la disponibilité des équipements. 
La simple lecture des rapports établis par les parlementaires, en particulier sur le maintien en condition et la logistique en opération, et celle des auditions des chefs militaires par les commissions de la Défense du Sénat et de l’Assemblée nationale suffisent à se rendre compte des effets désastreux générés par les reports et les glissements de programmes d’armement décidés et validés tant par les gouvernements que par les élus qui se sont succédé depuis des années. D’ailleurs, on peut s’interroger sur leurs répercussions pour la sécurité des hommes et des femmes engagés dans ces combats. Ce sont en effet ces petites lâchetés politiques qu’ils paient au prix du sang et parfois de leur vie. Les Français demandent donc,  à juste titre, que l’on équipe correctement et tout de suite leurs soldats.
  
Un budget de la Défense insuffisant.
Les opérations que notre pays mène en France, au Moyen-Orient et dans le Sahel, pour ne citer que les plus importantes, imposent une remontée rapide de l’effort de Défense français à 2,5% du PIB (hors pensions), c'est-à-dire au niveau où il était en 1991 à la fin de la guerre froide. Cet effort doit être fait au plus vite et en tout cas avant 2025 tant l’état de notre armée se dégrade  et ce malgré les quelques mesures de sauvegarde annoncées par le président de la République lors de ses vœux aux armées. C’est donc avec un accroissement annuel de 0,1%  du PIB, soit environ 2 Mds €, qu’il faut remonter le budget afin d’atteindre 50 Mds € en 2025. On en est loin, mais sans cet effort continu, l’armée ne pourra plus faire face à ses responsabilités ni remplir les missions qui ne manqueront pas de lui être confiées à l’avenir. D’ailleurs 48% (52% de jeunes) des Français, contre 32%,  répondent aujourd’hui « non » à la question : « Avez-vous le sentiment que la sécurité de la France sera bien assurée dans les dix années à venir » ?
  
Une information insuffisante sur les questions de Défense.
Les deux tiers des Français se déclarent mal informés. C’est considérable et dangereux alors que le pays est en guerre et que la Nation doit se mobiliser.
Dans ces conditions, pourquoi ne pas faciliter l’accès des chefs d’état-major et de certains chefs militaires aux grands médias notamment du service public, à des heures de grande écoute, pour parler des opérations extérieures et sur le territoire national ? Qui mieux qu’eux peut expliquer les missions confiées aux 35 000 soldats, marins et aviateurs déployés à travers le monde ?
De même, au regard des films anglo-saxons, on peut se demander pourquoi le ministère de la Défense n’encourage pas davantage des productions cinématographiques françaises sur les armées. La DICOD ne devrait-elle pas se recentrer davantage sur la communication des armées, plutôt que sur celle du ministère ?

Les chiffres de ce sondage sont peu médiatisés. Ils montrent que, malgré une information très insuffisante sur les armées, les Français savent que celle-ci est en voie d’usure accélérée et risque de ne plus pouvoir faire face aux menaces à venir. Une remontée en puissance est donc indispensable et urgente.
Les mesures de renforcement annoncées récemment par le président de la République sont très  insuffisantes à l’aune des besoins avérés si l’on veut que notre armée soit capable d’assurer durablement l’indépendance de la France et la protection des Français.

La REDACTION de l’ASAF

mardi 23 février 2016

Un documentaire du Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme de Strasbourg (CUEJ) sur l'état de guerrier / de soldat

"Les menaces terroristes replacent le guerrier sur le devant de la scène. Aujourd'hui, le soldat au service de la démocratie est-il un technicien des armes ou un guerrier ?
Les étudiants du CUEJ ont mené l'enquête auprès des militaires du rang, des gradés et de leurs familles. Ils ont ausculté les motivations de ceux qui veulent s'engager. De la signature du contrat à la sortie de la caserne, ce travail balaye la vie des militaires. Le soldat des temps modernes s'éloigne de la figure du guerrier d'antan (...)"


Ci-joint le lien vers ce documentaire sur l'état de militaire  : http://www.cuej.info/dossiers-multimedias/etats-darmes


lundi 22 février 2016

A voir : le génie à l'oeuvre

Début novembre 2015, le Pont Flottant Motorisé de CNIM a fait l’objet d’un exercice d’entraînement de l’Armée Française : 160 mètres de pont ont été construits sur le Rhône, à proximité du camp militaire de La Valbonne dans l’Ain par le 3ème Régiment du Génie de l'Armée de Terre.





samedi 20 février 2016

Conférence IHEDN-01 par le professeur Yann RICHARD le 18/03/16 à Meximieux

Christian BUSSY Maire de Meximieux,
Bernard LOREILLE Président et les membres de l’I.H.E.D.N - Délégation de l’Ain

vous prient de leur faire l’honneur d’assister à la conférence prononcée par


Monsieur Yann RICHARD
professeur émérite d'études iraniennes à la Sorbonne nouvelle


sur le thème :

« L’Iran et la géopolitique du Moyen Orient :
Perspectives historiques »

vendredi 18 mars 2016 à partir de 20h30
à la Mairie de Meximieux, 3 rue du Ban Thévenin - 01800 MEXIMIEUX

 Verre de l’amitié à l’issue de la conférence
P.A.F. = 5€ (réglés sur place)

Télécharger l'invitation ici.

RSVP par e-mail avant le 11 mars : ihedn01@sfr.fr


jeudi 18 février 2016

La nouvelle stratégie de cyberdéfense du gouvernement

 
par Nathalie DELEAU
Le gouvernement va renforcer effectifs, formation, R&D (recherche et développement), et structures opérationnelles dans le domaine de la cyberdéfense, face à la progression des cyber-attaques (actes malveillants visant des dispositifs informatiques).
« Cette année sera celle d’une nouvelle stratégie cyber », a assuré Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat à la Défense, en ouverture de la  8ème édition du Forum international de la cybersécurité, fin janvier 2016 à Lille.
Plus de 500 cyberspécialistes d’ici 2019
Ainsi, le ministère de la Défense va poursuivre le recrutement d’ingénieurs de haut niveau affectés au centre d’expertise technique « maîtrise de l’information » de la Direction générale de l’armement (DGA). L’objectif est de porter les effectifs de la structure à plus de 500 équivalents temps plein (ETP) d’ici 2019. Au moins 180 cyberspécialistes seront donc recrutés dans ce centre d’expertise qui compte déjà 317 ingénieurs.
« Plus que jamais, en raison même des combats que nous menons, il nous importe d’axer notre effort sur la formation et l’entraînement à la cyberdéfense, tout en poursuivant un plan de recrutement ambitieux de 1.500 personnes prévu par la Loi de programmation militaire (LPM 2014-2019) », a souligné le secrétaire d’Etat.
En matière de formation, Jean-Marc Todeschini a notamment rappelé la création, en septembre 2015, du premier mastère spécialisé « Opérations et gestion de crise en cyberdéfense » proposé par les écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan (ESCC). Cette formation accueille actuellement 14 officiers issus des trois armées et deux personnels civils de la Défense. Elle sera progressivement ouverte aux entreprises classées opérateurs d’importance vitale (OIV) comme la distribution d’eau, d’électricité, les transports, les hôpitaux…
Le « Pôle d’excellence cyber », basé en Bretagne, est l’un des axes privilégiés pour la formation et la recherche et développement (R&D). Constitué en association loi 1901 en septembre 2015, il regroupe 11 universités, écoles d’ingénieurs et institutions de la recherche. Le ministère de la Défense s’est engagé à investir 30 millions d’euros dans ce « Pôle d’excellence cyber », sur les cinq prochaines années. « Ce pôle, qui a d’abord une vocation nationale et un objectif de rayonnement international, constitue un outil de tout premier ordre pour le centre cyber du ministère de la Défense, également basé en Bretagne», a souligné Jean-Marc Todeschini.
Objectif : 4.300 personnes dans la réserve opérationnelle cyber
L’autre volet est la création d’une réserve opérationnelle cyber, portée par l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), la Gendarmerie et l’Etat-major des armées. « Suite aux attentats du 13 novembre, la protection du territoire est un enjeu majeur. C’est pourquoi le ministère de la Défense a décidé de créer une réserve de cyber défense à vocation opérationnelle de près de 4.300 personnes », a dit le secrétaire d’Etat.
L’objectif est de recruter plus de 500 réservistes cyber en 2016. Ces recrutements, d’abord concentrés dans les zones de défense et de sécurité Ile-de-France et Ouest en 2016, seront étendus progressivement au Sud-Ouest et au Sud en 2017, puis aux autres zones de défense en 2019.
Selon une étude, le nombre de cyber-attaques a progressé de 40% dans le monde en 2015, et de 50% en France.

mardi 16 février 2016

Dernier numéro de CODEX : Conduire des opérations hybrides

"Depuis que l'état d'urgence a été décrété dans la nuit du 13 au 14 novembre, "la France est en guerre". Les forces armées sont massivement déployées pour protéger le territoire national, les ressources de la Défense et du ministère de l'Intérieur sécurité mobilisées pour traquer l'ennemi. Pourtant, nos villes ne ressemblent pas à Homs ou Madaya, les services publics et l'activité économique ne sont pas interrompus, les journaux ne publient pas chaque jour la liste de dizaines de combattants "morts pour la France". Tout simplement parce que, si la nature de la guerre est une constante, ses caractéristiques évoluent constamment. C'est ce que démontre Joseph Henrotin dans un livre important, publié en 2014: Techno-guérilla et guerre hybride. Dans les conflits auxquels nous sommes désormais confrontés, agilité et capacité d'anticipation sont plus que jamais nécessaires, faisant du renseignement la pierre angulaire de toute stratégie de riposte efficace. (...)"

Lire la suite ici.



dimanche 14 février 2016

ASSEMBLEE GENERALE de notre association "Région Lyonnaise" des auditeurs de l'Ihedn

Chers Amis auditeurs et auditrices, membre associés, sympathisants,

Nous avons le plaisir de vous convier à l’Assemblée Générale de notre Association
et à la conférence qui suivra, qui auront lieu le :

Samedi 5 mars 2016 à 9h00 précises


dans les Salons de l’Hôtel du Département
cours de la Liberté, Lyon 3è
entrée par le 18 Rue de Bonnel, 69003 Lyon

Possibilité de parking à l’intérieur
(se munir de l'invitation imprimée pour accéder à l'Hôtel du département)

Déroulement et Ordre du Jour :
8h30 Accueil
9h00 Ouverture de l’Assemblée Générale :
  • Rapport moral, rapport d’activité, rapport financier du Trésorier, quitus.
  • Budget prévisionnel 2016
  • Montant de la cotisation 2017
  • Prévisions d’activités
  • Remise de décorations et récompenses
10h15 Présentation des candidats au comité directeur
Six postes sont à pourvoir pour un mandat de trois ans.
Sont candidats les auditeurs suivants (par ordre alphabétique) :
Jean-Christophe Beckensteiner (président sortant)
Eliane d'Estaing
Christian Granier
Michel Gonnet
Jean-Marie Knockaert
Bruno René (trésorier sortant)
Christophe Réville (secrétaire général sortant)
10h30 Pause café – viennoiseries offertes.
Opérations de vote à bulletins secrets des membres du comité directeur
11h00 Conférence :

"Bioterrorisme, du risque à la menace: une approche historique »

Par le Médecin général (2S) Daniel GARIN
directeur de l’institut de recherche biomédicale des armées

12h30- 13h30 Cocktail de clôture.


Nous comptons sur votre participation à cette manifestation importante pour la vie de notre association, 


Seuls les membres Auditeurs à jour de cotisation 2015 sont habilités à voter. 

Vidéo : quand la simplicité devient du génie

Impressionnant de rusticité : la Jeep reste un must...

samedi 13 février 2016

Lien armée-Jeunesse : des étudiants en immersion militaire au camp de La Valbonne

Du 8 au 10 février 2016, une quarantaine d’étudiants d’IDRAC Business School campus de Lyon étaient en période d’immersion militaire, encadrés par des réservistes opérationnels et des soldats du camp de La Valbonne. Nouveauté 2016, ils ont été rejoints pendant une journée par une vingtaine d’élèves de la classe de Défense et de sécurité globales du Lycée des métiers Japy de Lyon.

Au travers de mises en situations pratiques, d’échanges avec les soldats d’active et de réserve, dont un de leur camarade de l’IDRAC réserviste à La Valbonne, de présentations de savoir-faire et de matériels militaires, ce séjour a permis aux étudiants en 3e année du Programme Grande Ecole (PGE) de l’IDRAC Business School campus de Lyon et aux élèves de 1ère CAP Vente du Lycée Japy de découvrir les valeurs, le milieu militaire et l’engagement citoyen.

Ce stage participe aussi à renforcer leur esprit de cohésion et d’intelligence collective dans l’effort, comme lors de la course d’orientation, où les élèves du lycée Japy, en équipe avec leurs aînés de l’IDRAC ont fait face à des situations insurmontables seuls. En outre, pour les étudiants de l’IDRAC Business School campus de Lyon, l'enjeu est la découverte du leadership et de la prise de décision en situation de crise. Les mises en situation sont suivies de débriefings et les compétences professionnelles sont évaluées.

Les élèves sont encadrés par des militaires des formations de la Base de Défense (BDD) de La Valbonne, avec le soutien pédagogique des équipes d’IDRAC. « L’IDRAC a souhaité chercher dans le monde de la Défense, auprès des différents professionnels militaires, des compétences qui sont redéployables dans le monde de l’entreprise », souligne le capitaine Michel organisateur du stage, réserviste opérationnel, référent Défense et professeur à l’IDRAC.

course d’orientation avec le 68e Régiment d’artillerie d’Afrique de La Valbonne

 brancardage et évacuation de blessés avec le Régiment médical de La Valbonne

brancardage et évacuation de blessés avec le Régiment médical de La Valbonne

Au total près de 60 jeunes, tous volontaires, ont demandé à participer à ce stage, dont l’objectif est de renforcer leur engagement citoyen et leur esprit de cohésion dans l’effort.

En outre, ce stage permet aux étudiants de l’IDRAC Business School campus de Lyon, en immersion jour et nuit pendant 3 jours de développer leur aptitude au management, au leadership en situation de crise, avec des débriefings de leurs professeurs et des militaires après chaque activité.

Il s’agit de la 4e édition de ce stage qui remporte chaque année un grand succès auprès de élèves de l’IDRAC Lyon. Il s’inscrit dans le cadre du trinôme académique de Lyon.

Crédits images : armée de Terre.

Notre délégation Drôme-Ardèche à l'honneur

Bravo à Didier Fabre et Charles Leblanc pour leurs efforts à faire vivre cette délégation !


vendredi 12 février 2016

Lundi de l'IHEDN avec Nicole GNESOTTO : retransmission en direct lundi prochain !

L’IHEDN Région Lyonnaise a le plaisir de vous convier à la retransmission de la prochaine conférence des "LUNDIS de l'IHEDN", le lundi 15 février 2016, à 18h30 précises, à l'IDRAC business school campus de Lyon.

Compte des mesures de sécurité comportant un contrôle d’accès, merci de vous inscrire obligatoirement sur Internet (lien ci-dessous) et de prévoir d'arriver avec quelques minutes d'avance.

Le lien d'inscription Internet: inscriptions cliquez ici 

Modalités pratiques
IDRAC campus de Lyon : 47 rue Sergent Michel Berthet, Lyon 9ème  
Métro ligne D arrêt "Gorge de Loup"
Amphi au 4ème étage



jeudi 11 février 2016

Rencontre « Métiers de la Sécurité et de la Défense » le 16 février de 17 à 19h - Manufacture des Tabacs Lyon III



Mardi 16 février 2016 de 17h à 19h – Auditorium Malraux
(après 19 h, temps d’échange avec les intervenants et les témoins)

Cette manifestation est ouverte à tous les étudiants,
toutes filières et tous niveaux confondus.


Rencontrez des professionnels :

  • de la Gendarmerie Nationale
  • de la Police Nationale
  • de l'Armée de Terre
  • de l’Armée de l’Air
  • de la Marine Nationale

Après une présentation des conditions d’accès et des différents métiers, des jeunes engagés issus
de parcours universitaires vous feront partager leurs expériences dans ces différentes institutions.

Venez poser toutes vos questions aux intervenants !

Contacts :  
SCUIO-IP : 04 78 78 70 98
POLE REUSSITE : 04 26 31 85 07

mercredi 10 février 2016

Dernières nouvelles du front des drones

par Cécile Chevré (AGORA)

Lors du dernier CES, le Consumer Electronics Show, la grande messe technologique qui a eu lieu début janvier à Las Vegas, c'est un drone chinois qui a retenu toutes les attentions. Ce quadricoptère du fabricant Ehang est en effet capable d'embarquer un passager (humain) et de le transporter sur une courte distance (environ 15 km). Pour le passager, tout est automatique : le décollage, le vol et bien sûr l'atterrissage...
Ehang
Source : Ehang
Ce drone devrait être commercialisé cette année et vous coûtera tout de même entre 200 000 et 300 000 $. Et certains se prennent déjà à rêver d'un avenir où les voitures seront remplacées par des drones...
Au-delà de cet événement très médiatisé, c'est une véritable révolution qui est en train de se mettre en place dans nos cieux, celle des drones civils qu'ils soient réservés aux usages professionnels ou simplement de loisir.
Le problème de cette révolution, c'est qu'elle a été beaucoup montée en épingle. Très attendue, espérée, elle s'est faite attendre, a fini par en lasser certains et même par en inquiéter d'autres.
A qui la faute ? Aux pourtant indispensables règles législatives et à la cruciale question de la sécurité – les deux étant liés.
Les drones, au départ, c'est tout simplement fantastique. Les utilisations sont aussi nombreuses que variées. Sécurité et surveillance bien sûr mais aussi agriculture, climatologie, télécommunications, loisirs et même transport.
Le marché des drones civils est en pleine explosion. Il devrait passer de 609 millions de dollars en 2014 à 4,8 milliards en 2020
Mais voilà, ces nouveaux usages signifiaient à terme des milliers voire des millions d'engins volants au-dessus de nous. Le marché des drones civils est en effet en pleine explosion. Selon un rapport de Radiant Insights, il devrait passer de 609 millions de dollars en 2014 à 4,8 milliards en 2020.
Or la question de la sécurité de ces appareils volants a été mainte et mainte fois posée ces derniers mois : chute de drones sur la foule, survols par ces engins de sites nucléaires français ou du palais de l'Elysée, présence d'un drone dans les jardins de la Maison Blanche, ou encore tirs de carabine contre eux...
Les Etats-Unis font évoluer leur réglementation
Il faut donc faire évoluer la législation et les moyens de contrôle, et cela s'est avéré plus complexe que prévu. Les Etats-Unis, qui peuvent sans trop de problème revendiquer le titre de principal marché mondial pour les drones civils, se sont donc lancés dès 2013 dans une refonte de la réglementation de l'espace aérien américain pour l'adapter à l'apparition des drones.
La FAA a beaucoup déçu en février 2015 en ne jetant que les prémices d'une réglementation
Attendue pour 2015, la FAA a beaucoup déçu en février 2015 en ne jetant que les prémices d'une réglementation. Prémices qui, en outre, se sont avérées bien plus sévères que ne le souhaitaient les partisans des drones :
- Autorisation des seuls vols de jour
- Interdiction de voler à une hauteur de plus de 150 m et à une vitesse supérieure à 160 km/h
- Obligation d'avoir plus de 17 ans pour piloter un drone
- Mise en place d'un permis de "conduite" de drone renouvelable tous les deux ans
- Obligation pour le pilote de garder à vue son drone
- Interdiction de survoler des zones habitées + les foules
Ces deux dernières mesures ont fait couler beaucoup d'encre car elles semblaient exclure réellement toute possibilité d'avoir recours à des drones commerciaux ou civils. Adieu rêve de drones livreurs du dernier best-seller ou de pizza...
Des entreprises comme Google ou Amazon sont montées au créneau et ont fait pression sur la FAA pour que celle-ci assouplisse sa réglementation
Un régime d'exception
Immédiatement, le lobbying a débuté. Des entreprises comme Google ou Amazon, qui avaient fait leur gorge chaude des drones de livraison, sont montées au créneau et ont fait pression sur la FAA pour que celle-ci assouplisse sa réglementation. Dès mai 2015, celle-ci annonçait la création du PathFinder, un accord spécial avec certaines entreprises et qui leur ouvre le droit d'utiliser des drones civils dans l'espace aérien américain mais aussi de poursuivre leurs essais et recherches dans le domaine.
Ces exceptions permettent ainsi aux médias américains d'utiliser des drones pour réaliser certains reportages ou encore à BP de surveiller ses pipelines en Alaska.
Amazon s'est quant à lui vu attribuer l'autorisation de mener des tests grandeur nature pour son projet de livraison par drone, Prime Air, et a présenté en novembre dernier, le dernier modèle de cet engin volant.
amazon
D'autres entreprises, comme Google, ont contourné la FAA en s'associant à la Nasa pour poursuivre leurs recherches en matière de drones. Le géant californien vient en outre tout juste de déposer le brevet pour un "réceptacle de livraison", à savoir une "caisse" chargée de réceptionner les colis livrés par les airs. Une nouvelle avancée pour son Project Wings, concurrent d'Amazon.
Fin 2015, la FAA franchissait un pas supplémentaire en matière de réglementation des drones en imposant l'enregistrement de chacun des utilisateurs de ces appareils
Enregistrer, contrôler...
Fin 2015, la FAA franchissait un pas supplémentaire en matière de réglementation des drones en imposant l'enregistrement de chacun des utilisateurs de ces appareils.
Une fois enregistré, il est possible de posséder autant de drones qu'on le souhaite, en indiquant bien son numéro d'identification sur chaque appareil. Depuis fin décembre, ce sont ainsi 300 000 Américains qui se sont enregistrés auprès de la FAA.
Outre ce système d'encadrement réglementaire, les Etats-Unis tentent de mettre en oeuvre un contrôle plus "physique". Des zones de survol interdit ont été définies (la Maison Blanche, les aéroports, les sites sensibles mais aussi certains parcs nationaux) et les applications ou cartes destinées à permettre aux utilisateurs de vérifier – souvent à partir de leur smartphone – s'ils sont bien dans la légalité avant d'envoyer leur appareil en l'air se sont multipliées ces derniers mois.
La Nasa travaille ainsi sur un système de contrôle des drones grâce à des antennes télécom nommé UAS Traffic Management (UTM). Ce système, développé en partenariat avec Google et Verizon, permettrait de suivre en temps réel tous les appareils volants à basse altitude dans l'espace aérien américain et qui viendrait compléter la surveillance effectuée par le contrôle aérien traditionnel. Le projet est en cours de développement : les premiers tests auront lieu à partir d'août prochain et l'UTM pourrait être présenté à la FAA l'année prochaine.
L'afflux d'enregistrements de possesseurs de drones auprès de la FAA illustre l'engouement pour ces petits appareils
Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Cela bouge enfin du côté américain. La mise en place d'une réglementation destinée aux drones civils avance certes lentement mais l'afflux d'enregistrements de possesseurs de drones auprès de la FAA illustre l'engouement pour ces petits appareils.
En outre, face à la pression exercée par des grands groupes, les autorités américaines sont manifestement prêtes à assouplir et adapter la réglementation, ouvrant la voie à un usage courant des drones.
En prévision de cette explosion, l'offre de drones s'est considérablement élargie ces derniers mois. Du français PARROT aux fabricants européens ou américains de drones civils destinés aux médias, aux sauveteurs, aux agriculteurs... il y a l'embarras du choix.
Dans NewTech Insider, Ray a quant à lui misé sur un constructeur américain qui a fait ses armes dans le secteur de la défense et qui s'attaque maintenant aux usages civils. Avec un carnet de commandes et des ventes en forte progression, il pourrait être le grand gagnant de l'arrivée progressive des drones dans nos cieux. Pour en savoir plus, prenez rendez-vous avec Ray.

mardi 9 février 2016

Un effort de défense qui atteindrait 2% du PIB avant 2025 ? Probable, pour le chef d’état-major des armées

par Laurent Lagneau


Au sommet de l’Otan organisé à Newport (Pays de Galles) en septembre 2014, il a été fixé aux États membres l’objectif de consacrer à leur effort de défense 2% de leur PIB d’ici 2025. Et rares sont les pays à être actuellement dans les clous…

S’agissant de la France, ses dépenses militaires, d’un montant total de 31,4 milliards d’euros (hors pensions), représentaient 1,52% de son PIB en 2013. Et ce n’est évidemment pas la hausse de 700 millions d’euros prévue cette année qui permettra d’atteindre la norme fixée par l’Otan.
Pour autant, l’évolution du contexte géostratégique, marquée par une « menace terroriste militarisée » incarnée par Daesh (mais pas seulement), la réapparition de tensions sur le continent européen et la remise en cause de l’avantage technologique des forces occidentales, pourrait conduire le gouvernement français à revoir ses priorités budgétaires.

En tout cas, pour le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, il est essentiel qu’il y ait une adéquation entre les menaces, les missions et les moyens.
« La débrouillardise à la française a en effet atteint ses limites. Si on me donne une mission supplémentaire, je demande les moyens correspondants ou bien j’en annule une autre », avait-il récemment lancé lors d’une audition parlementaire.
Faute de cette adéquation menaces/missions/moyens, tout ce qui a été entrepris pour maintenir un modèle d’armée complet, via les différents plans de transformation lancés par les 3 armées, risqueraient d’être compromis…. Et leur capacité de répondre aux défis des prochaines années s’en trouverait compromise.
Aussi, lors des voeux qu’il a adressés à son état-major, le général de Villiers a laissé entendre que l’effort consenti par la France pour sa défense atteindrait sans doute la norme fixée par l’Otan plus tôt que prévu.
"L’enjeu est le maintien d’un modèle complet d’armée et du nécessaire équilibre entre les fonctions stratégiques; l’objectif est celui de 2% du PIB pour le budget de la défense […] probablement dans un calendrier plus court que 2025", a en effet affirmé le CEMA. En tout cas, une telle perspective n’est pas pour tout de suite. Il reviendra à la prochaine Loi de programmation militaire de tracer une trajectoire financière conforme à la norme budgétaire de l’Otan. Dans quel état seront les finances du pays à ce moment là ? Quel gouvernement sera en place ? Et avec quelle majorité ?

lundi 8 février 2016

Feu vert à une commission d’enquête sur les « moyens mis par l’État pour lutter contre le terrorisme »

par Laurent Lagneau


Au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis, plusieurs responsables du parti « Les Républicains » ont demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour « comprendre » ce qu’il s’était passé le 13 novembre.
« Pourquoi est-ce que nous avons baissé la garde? Pourquoi est-ce qu’il y a eu de tels trous dans les mailles de notre filet? Pourquoi est-ce que des individus aussi dangereux ont pu venir sur le sol français et perpétrer les attaques du 13 novembre? », avait ainsi demandé le député Bruno Le Maire, au début du mois.
Des individus faisant l’objet d’une fiche S impliqués dans les attentats de Paris, leur chef opérationnel que l’on croyait en Syrie finalement tué à Saint-Denis après avoir pris une part actives aux attaques, un complice toujours introuvable… On pourrait continuer la liste, tant les questions sont nombreuses.
Seulement, une commission d’enquête parlementaire ne peut pas se pencher sur une affaire faisant encore l’objet d’une procédure judiciaire. Aussi, la demande adressée par le groupe des députés LR, en vertu de leur « droit de tirage », porte « sur les moyens mis en oeuvre par l’Etat pour lutter contre le terrorisme depuis les attentats de janvier 2015″ [ndlr, contre la rédaction de Charlie Hebdo et l'HyperCacher].
En clair, et contrairement à ce que certains titres d’articles de presse ont pu laisser croire, cette commission d’enquête ne portera pas sur les attentats du 13 novembre. Aussi, un rapport rédigé par le député Dominique Raimbourg, au nom de la commission des Lois, a estimé recevable « d’un point de vue juridique » la demande faite par le groupe LR.
Finalement, la conférence des présidents de l’Assemblée a donné son accord, le 26 janvier, à la création de cette commission d’enquête parlementaire, laquelle sera composée de 30 députés. Elle pourra procéder à des auditions et ses travaux ne peuvent pas exceder 6 mois.
Cela étant, il aurant été aussi également intéressant d’examiner les « moyens mis par l’État pour lutter contre le terrorisme » avant les attentats du 15 janvier et de mesurer l’impact des réformes effectuées quelques années plus tôt au sein des armées et des forces de sécurité intérieure (baisse des effectifs, rapprochement, voire fusion de services, pertes de capacités dans le domaine du renseignement de proximité et donc, dans celui de la détection des « signaux faibles », etc…).

dimanche 7 février 2016

Commandos Marine : Premier aérolargage d’une « ECUME »

par Theatrum-Belli 

 La Direction Générale de l’Armement (DGA) et la marine nationale ont réalisé avec succès le 13 janvier 2016 le premier largage aérien d’une Embarcation commandos à usage multiple et embarquable (ECUME), la nouvelle embarcation des commandos marine. L’essai a été réalisé en rade de Brest, à partir d’un avion de transport C130 Hercule de l’armée de l’air.
Cette technique de parachutage permet le déploiement lointain de commandos en pleine mer. Elle est rendue possible grâce à un système d’interface spécifique développé dans le cadre du programme ECUME. Plusieurs essais seront réalisés en vue de la qualification de cette capacité prévue cette année.
Nouvelle embarcation semi-rigide polyvalente des commandos marine, l’ECUME représente un saut technologique et capacitaire. Entièrement interopérable avec les nouveaux équipements majeurs de la marine, elle permet de mettre en œuvre jusqu’à 12 commandos équipés dans le cadre d’assauts en mer ou de raids nautiques. Elle peut être projetée près des côtes ou en haute mer, même en cas de mer formée. L’ECUME est une embarcation modulaire qui s’adapte aux besoins de la mission et peut ainsi mettre en œuvre des capacités de commandement, d’appui, d’assaut etc.
Au sein des commandos marine, l’ECUME est mise en œuvre par le commando Ponchardier, le commando d’appui aux opérations qui arme l’équipage de l’embarcation (navigateurs, pilotes, gunners, mécaniciens).
Les ECUME ont un déplacement à pleine charge de 7 t, une longueur de 9,30 m pour une largeur de 3 m, une capacité d’embarquer jusqu’à 12 commandos et une vitesse de plus de 40 nœuds (75 km/h).
Le marché ECUME a été notifié par la DGA à la société ZODIAC MILPRO INTERNATIONAL en mai 2011. Quinze embarcations ont été commandées, dont cinq restent à livrer.


   

Points de situation des différentes opérations au 21 janvier 2016.

par l'EMA

« Défense de l’avant et protection du territoire sont les deux volets d’une même volonté : protéger la France et les Français », Gal de Villiers, Chef d’état-major des armées.
La semaine a été marquée par les évènements dramatiques qui ont frappé Ouagadougou le week-end dernier.
Après les attentats de Paris et de Bamako, cette attaque montre que l’adversaire auquel nous sommes confrontés dans nos opérations extérieures est de même nature que celui qui a frappé la France en 2015.
Comme l’a récemment souligné le Chef d’état-major des armées dans une intervention pronocée devant  «la communauté des opérations » , nous devons faire face à « une menace terroriste durable, militarisée et manœuvrière ».
Quels que soient leurs noms (Daech, AQMI, Al Morabitoune, AQPA…), les groupes djihadistes se jouent des frontières et sont décidés à frapper tous ceux qui s’opposent à leur aspiration hégémonique.
La nature de cette menace explique le lien aujourd’hui indissoluble entre la protection du territoire national et les opérations extérieures qui constituent une véritable « défense de l’avant ».
Protéger la France et les Français est la priorité absolue des armées françaises
Sur le territoire national cela se traduit par l’opération Sentinelle et la sécurisation de nos espaces maritimes et aériens, soit près de 13 000 militaires engagés sur le TN.
En opérations extérieures (OPEX), la défense de l’avant repose sur deux opérations majeures, Barkhane et Chammal.
 
Proche et Moyen-Orient : Chammal
Au Levant, la situation est marquée par le recul de Daech.
Situation tactique : Irak
En Irak, Daech reste sur la défensive, en dépit de tentatives de contre-attaques locales (Haditha / Baiji) ou d’actions ponctuelles dans la profondeur (attentats dans la zone du « grand Bagdad »). L’usage de la barbarie, dont la population est la première victime, reste une constante de l’action de ce groupe terroriste.
Dans Ramadi, les combats sont toujours en cours, avec des opérations conduites contre des poches de résistance. Les opérations de contrôle de zone et de sécurisation prendront du temps .
Action de la coalition
Au sein et avec la coalition, la force Chammal a maintenu un rythme soutenu de missions d’appui au sol (close air support) au profit des troupes irakiennes, avec un effort dans les zones de Ramadi et de Mossoul.
Au cours des deux dernières semaines, les frappes planifiées de la coalition ont visé prioritairement des centres de commandements et de télécommunications dans la zone de Mossoul.
Situation tactique : Syrie
En Syrie, l’action de la coalition se poursuit à travers des frappes planifiées qui visent en priorité les structures de commandement et financières de Daech.
Chammal : bilan de l’engagement français
La force Chammal est présente sur les deux volets d’effort de la coalition : campagne aérienne et formation de l’armée irakienne.
Près de la moitié des stagiaires incorporés au sein de l’ICTS depuis mars 2015 ont été formés par les armées françaises.
Depuis le début de la phase d’intensification des frappes aériennes (15 novembre 2015), la France a multiplié par 2 le nombre de ses sorties aériennes (moyenne hebdomadaires de 63 sorties). Hors activité aériennes américaines, cet engagement représente 44% des sorties de tout le reste de la coalition. Le nombre de frappes a été multiplié par près de 2,5. 140 frappes ont ainsi été effectuées en 2 mois.
Focus : 15 jours d’opérations au Levant
Au cours de ces deux dernières semaines, (du 06 au 19 janvier 2016), les équipages français ont réalisé 160 sorties et 30 frappes, détruisant ainsi 57 objectifs de l’organisation terroriste. Cette activité aérienne s’est traduite par 24 sorties dédiées aux vols de renseignement, 8 ravitaillements en vol effectués par les C135, 12 sorties de command and control et 116 sorties de bombardement.
Deux frappes planifiées sur des centres de commandement et de télécommunication exploités par les combattants terroristes ont été conduites dans Mossoul. La première mission a été réalisée par des Mirage 2000 qui ont décollé de la base aérienne projetée en Jordanie; la seconde, dans la nuit du 16 au 17 janvier 2016, a été réalisée par des Rafale équipés de missiles SCALP, catapultés depuis le porte-avions Charles de Gaulle.
 
Bande sahélo-saharienne (BSS) : Barkhane 
Dans la BSS, la semaine a été marquée, par une attaque terroriste à Ouagadougou.
C’est la deuxième fois en l’espace de moins de deux mois qu’une attaque d’une telle nature est conduite dans une capitale africaine de la zone sahélienne. C’est aussi la deuxième fois en l’espace de moins de 2 mois que les forces spéciales françaises interviennent, avec et en appui des forces de sécurité des pays concernés, dans une opération toujours très délicate de libération d’otages dans un contexte de contre-terrorisme en zones urbaines.
Ces attaques, sont la preuve que les groupes djihadistes sont décidés à frapper tous ceux qui s’opposent à leurs aspirations hégémoniques. En réponse, l’armée française est engagée dans une lutte qui sera longue, face à une menace militarisée et manœuvrière.
« L’action militaire n’est qu’une partie de la réponse aux crises, ce qui implique d’emblée une approche globale du règlement des conflits », Gal de Villiers, Chef d'état-major des armées.
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> Pour contrer le dessein des groupes armés terroristes (GAT), la stratégie sahélienne de la France s’inscrit dans une approche globale (politique, sécuritaire et de développement), aux côtés de la communauté internationale (ONU, UE) et avec les pays partenaires du G5 Sahel. Cette stratégie vise à renforcer ces Etats pour leur permettre d’assurer en commun leur sécurité.
Porté par l’opération Barkhane, le volet militaire de la stratégie française comporte deux volets :
  • Favoriser la coopération militaire régionale des pays du G5 Sahel (opérations multilatérales transfrontalières) et renforcer leurs capacités d’action (coopération bilatérale et participation aux actions de formation et de de conseil de type EUTM/Mali);
  • Lutter contre les GAT en exerçant sur eux une pression constante, afin d’interdire la reconstitution de sanctuaires terroriste au Nord de la zone sahélo-saharienne.
Barkhane opère sur le temps court et le temps long : ARADOU
L’opération ARADOU permet d’illustrer ces principes.
Conduite du 4 au 18 janvier 2016 dans la région du Ténéré à l’Ouest de Madama au Niger, cette opération bipartite franco-nigérienne visait à perturber les flux logistiques des GAT.
Commandée à partir d’un poste de commandement conjoint, les sections nigériennes et françaises ont réalisé des missions de reconnaissance et de contrôle de zone. Les appuis spécialisés apportés par les moyens de renseignement de Barkhane ont été mis à la disposition de notre partenaire.
Au bilan, les forces franco-nigériennes ont intercepté 6 pick-up, de l’armement et des munitions.
Ce type d’opération permet de maintenir la pression sur les GAT et de porter régulièrement des coups aux flux logistiques qui alimentent les terroristes.
Bilan des sorties aériennes
Depuis le 13 janvier 2016, les équipages de l’opération Barkhane ont réalisé 72 sorties : 13 chasse, 20 sorties ravitaillement et renseignement, 39 sorties transport.